SCÈNE II
Les mêmes, UN DOMESTIQUE.
LE DOMESTIQUE , à Delphine.
Les fleurs que mademoiselle a envoyé prendre chez. Batton , sont dans sa chambre.
DELPHINE
J'y cours bien vite.
COMEDIE- VAUDEVILLE. ItJ
LE DOMESTIQUE , à mact, de TreneuiL Tl y a en bas quelqu'un qui demande si madame peut le recevoir; M. de Presle.
M"'^ de TRENECILi
Monsieur de Presle ! . . . celui à qui ma famille a eu tant d'obligations. {Au domestique,) Faites monter. {Le domestique sort, Mad, de TreneuU passe à droite,) *
DELPHINE
Ce nom-là!... ah! j'y suis... un jeune homme qui , avant hier, s'était assis près de moi , chez M™^ Dorvilé... tu sais , cette soirée où est arrivée l'histoire du bouquet.
M™^ DE TREKEUIL.
C'est vrai... il en a été témoin.
DELPHINE
Et puis il a disparu tout d'un coup, et on ne l'a plus revu de la soirée... j'en ai été fâchée.
M"^*^ DE TRENEUIL.
Est-ce que tu avais des vues sur lui? '
* iM"ic tle Treneuil , Delphine.
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DELPHINE
Pour la concurrence... c'était un de plus, et d'après tout le bien que j'ai entendu dire de lui... un officier brave, spirituel, riche, qui a refusé la fdle d'un pair de France avant la loi. Toutes ces demoiselles disaient tout haut qu'il a une passion dans le cœur; et chacune m'a dit ensuite tout bas que c'était pour elle... Comme il t'a parlé longtems , et avec un air d'intérêt î
jjinc p^ TRENEUIL.
Oui, nous nous étions vus souvent avant mon mariage, et il y a tant de charmes dans ces souvenirs de la première jeunesse.
DELPHINE
Oli ! je ne te questionne pas... est-ce que tu devines ce qui l'amène ?
jy^me ^jp TRRNEIIIL.
Moi? non.
DELPHINE
Enfin, on le saura... puisqu'il vient de
lui-même, il te dira pourquoi... il ne partira pas sans s'expliquer.