‹ Le chapitre de Notre Dame de Paris en 1790Chapitre 11 sur 130 · II. — Mense de Saint-Germain · texte numérisé non relu

II. — Mense de Saint-Germain

Office de Laudes à 8 s 146 1

Cinq heures à 2 s. chaque : 10 s. par jour 182 10 s.

Soixante stations solennelles à 10 s 30

Cent quatre stations des dimanches et fêtes à 6 s. . . . 31

Processions 18 14

Messe, 10 s. et Vêpres, 7 s. = 17 s. par jour 310 T>

Petits obits et fondations 367 2 3 d.

Enterrements et services 9

Total : 2.131 1. 6 s.

Comme ce compte l'indique2, les vicaires perpétuels avaient droit à la distribution du pain capitulaire, selon la teneur d'une

1. En 17Ss. vers la fin de l'année, il fut décidé que l'état des caisses serait vérifié tous lis cinq ans pour connaître les augmentations possibles dans les distributions manuelles.

•-!. Ce compte très détaillé est extrait de la Déclaration du sieur de la Fosse. Les déclarations de ses trois autres confrères diffèrent peu de la sienne : 31. Buée. 2.1 is 1.; M. Assy. 2.151 1.: M. de la Fresnaye, J . 1 ~>< » 1. Arch. Nat. S. 7051-7052.

Conclusion de l'année 1757 : « Messieurs ont ordonné qu'à commencer dudit jour, 1er janvier 1757, les vicaires perpétuels, en assistant une fois par mois à l'église, gagneront les deux livres de pain par jour qu'ils gagnaient cy-devant en assistant une fois tous les quinze jours; comme aussi que chacun desdits vicaires, en assistant comme dessus, gagnera à la fin de chaque mois trois livres de pain de plus, en sorte que chacun desdits vicaires aura trente-six livres de pain de plus par chacun an. » En conséquence, ils recevaient 5 septiers 10 boisseaux et 14 litrons de blé, ou 120 1. en espèces '.

Ces rétributions paraissaient exagérément modiques aux vicaires perpétuels. Prétendant qu'ils devaient être considérés comme de véritables chanoines, ils ne cessaient plus de réclamer, surtout depuis que la Mense de Saint-Germain l'Auxerrois avait été unie à celle de Notre-Dame sans grand profit pour eux. Un mémoire présenté au Chapitre en novembre 1774 et signe des quatre vicaires, parmi lesquels nous trouvons déjà MM. de la Fresnave et de la Fosse, expose nettement leurs réclamations à ce sujet. « Vous avez annoncé, Messieurs, en 1740, que chacune de vos prébendes rapportait tout au plus 2.400 1. ; ce produit était proportionnel au nôtre, puisque atous n'avez de plus que le gros, qui est aujourd'hui de 800 1. : aujourd'hui ce même revenu passe 4.0001. Nos prébendes, d'après ce calcul, devraient donc produire plus de 3.000 1.; l'augmentation, que vous avez éprouvée, ne peut frapper sur le gros, qui n'en est pas susceptible; elle n'est relative qu'aux distributions manuelles, sur lesquelles nous avons même droit que vous. Comment donc, Messieurs, a-t-il pu se faire que vous éprouviez un bénéfice annuel de plus de 2.000 1., lorsque nous n'avons ressenti, nous, qu'une augmentation d'environ 200 1. Nous disons plus, Messieurs; c'est que, dans la supposition où votre gros aurait été augmenté, les Chapitres que nous représentons, au moins ceux qui n'ont pas fait d'abonnement avec vous, seraient autorisés à vous demander la

1. M. Buée estime cette redevance 1001. seulement dans sa Déclaration; mais il fait remarquer qu'elle lui en a valu 200 en 1789. Arch, Nal.

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