Tous les deux chanoines-prêtres de Saint-Denis du T'as
2. En l?iS2, M. de Méromont constitua on faveur do la sacristie dos Messes une rente de 1.680 I. pour l'élévation à 15 s. do l'honoraire do toutes les messes fondées a Notre-Dame; il posa les doux conditions suivantes : ■■ 1" que ces messes devraient se dire do préférence à l'autel de la Sainte Vierge; — -2° que les messes dites par les vicaires dos paroisses, dont le Chapitre est seigneur, seront rétribuées au même taux ». A quatre reprises différentes, le Chapitre avait voté dos secours annuels pour élever les honoraires des messes, qui étaient une part importante du traitement dos bénéficiers et gagistes. — Bibl. N'at. mss. n. ac. IV. 2796.
3. Comptes de laChefcerio en 1790: 1" Cire Manche employée annuellement pour les offices, 3.000 1. — 2° Il est distribué annuellement aux bénéûciers et gagistes en bougies jaunes pour les offices de nuit, 1.2821. — :>" Bougies aux cinq clercs de la Fabrique, 72 1. — 1' Au cheicier, pour sa distribution. 21 1. lo s. — Le chefeier possédait une petite maison situéeréa côté de l'archevêché, au pied de la tour méridionale. Il confessait dans l'église et disait chaque jour la messe de fondation a la chapelle d'Harcourt. Concl. cap. 1787. Il couchait dans une petite chambre à côté de la porte latérale droite du chœur.
4. 11 lui fallait deux hommes par jour et trente selon les tètes. 11 louait à son
bO CHAPITRE DE NOTRE-DAME DE PARIS EN 1790.
Sonneur, Fauveau ' : ces deux derniers n'étaient pas dans les ordres, bien que dans quelques oflices ils aient eu à remplir certaines fonctions liturgiques. Ils formaient comme la transition entre le personnel ecclésiastique et le personnel laïque.
Celui-ci était assez restreint. Nous voyons à Notre-Dame, en 1790, quatre marguilliers-lais, huit francs-sergents, dix petitshuissiers, quatre organistes et leur souffleur, le garçon du Tiésor, Joseph Durand, le frotteur de l'Eglise, Jean Durand, enfin le trotteur et balayeur du chœur et concierge du jardin, Baron- Piron2. Nous dirons un moi desmarguilliers, des francs-sergents et des petits-huissiers.
Les quatre marguilliers-lais '■'• étaient à proprement parler les bedeaux du Chapitre; ils portaient la robe, toga fore n sis, et le bonnet carré. Les deux premières basses stalles du chœur, du côté du sanctuaire, leur étaient attribuées. Jusqu'en 1755, ils étaient à la nomination de l'archevêque : cette année-là, M. de Beaumont transmit ses pouvoirs au Chapitre, qui devait les exercer in continu ni.
Les dix francs-sergents, dont l'institution remontait à 1249'', énuméraient de la manière suivante les oflices qu'ils avaient à remplir à l'égard du Chapitre : « Ils sont tenus d'assister au service divin, aux services, aux obits, aux funérailles des Rois, des Reines, des Princes et des Seigneurs de marque, à ceux de nos seigneurs les Prélats et de messieurs les Dignités, chanoines
profit la galerie de la nef du côté du Cloître et les calories extérieures dos tours. Il avait 1.0001. Anh. Nat, D. XIX. n. 753.
1. Le petit sonneur cumulait les quatre fonctions de geôlier, huissier, mesureur des blés et distributeur du pain du Chapitre. Ibid. Ces deux fonctions étaient primitivement confiées à des prêtre?; c'est ce qui explique la présence du petit sonneur dans certaines fonctions liturgiques.
2. « Il balaie le chœur, le tour du chœur, la nef, la salle du Chapitre, la bibliothèque, les archives, le secrétariat ; il est chargé do la chapelle d'IIarcourt et aussi du grand époussetage avec les mouffles et le panier do toutes les voûtes de l'église, chapelles et galeries, lave les vitres avej huit hommes pondant quinze jours, r.u risque de sa vie, entretient les marbres, descente de Croix, Sainte Vierge, Louis XIII et Louis XIV. ■• Arch., Nat., ibid.
3. Les marguilliers-lais furent établis en 1201 par l'évêque Eudes de Sully. Cfr. Guérard, Cartulaire de Voire-Dame, t. I, p. 88. 4. Cfr. Guérard, Cart. Noire-Dame. III, 412-113.'
BENEFICIERA ET GAGISTES. :;i
et bénéficiera de notre Eglise, aux prières des Quarante Heures, aux processions solennelles et particulières, aux autres prières, pompes et cérémonies, qui s'y font pendant le cours de Tannée, et enfin dans toutes les occasions où vous êtes et où vous marchez en corps, pour vous préserver de la foule et de l'oppression des peuples et pour empêcher les désordres et les tumultes, qui peuvent arriver en pareilles occurrences '. » Ils avaient aussi le privilège de porter les corps des chanoines depuis la grande porte de Notre-Dame jusqu'au catafalque et ensuite à leurs tombes. Leur place était à l'entrée du chœur.
Les six petits-huissiers avaient été établis en 15G8 en raison des absences fréquentes des francs-sergents. Ils faisaient le service quotidien pendant les offices ; ils se tenaient ;mx portes latérales du chœur. L'animosité qui régna longtemps entre les petitshuissiers et les francs-sergents 2, parait apaisée à la fin du xvme siècle; rien n'indique dans les papiers du Chapitre qu'il y ait eu quelque discorde entre ces deux corps, qui constituaient comme la Garde Palatine de nos vieux chanoines.
L'orgue '■'• était tenu par quatre organistes, qui faisaient chacun leur trimestre *. Les quatre organistes étaient Gouperain, Balbâtre, Séjan et Charpentier. Le 3 février 1789, Gouperain, tué par une voiture, est remplacé par son fils, qui meurt vers le 17 mars 1790. A sa place, le Chapitre nomme M. Desprez. Couperain, père, était en môme temps organiste du Roi en sa chapelle de Versailles, en sa Sainte-Chapelle du Palais, de l'Eglise de Paris, des églises Saint-Barthélémy, Snint-Gervais et Sainte-Marguerite.
Enfin nous citerons encore les deux suisses, l'un de l'Église