‹ Le chapitre de Notre Dame de Paris en 1790Chapitre 22 sur 130 · I. Concl. cap., année 1786. .1. .V.. LL · texte numérisé non relu

I. Concl. cap., année 1786. .1. .V.. LL

5. Le somptueux local, dont la nouvelle Maîtrise de Notre-Dame a hérité de son ainée, lut solennellement inauguré le 14 décembre 1740. Cfr. Chartier, op. cit., p. 51 et ^. .V.. LL.259, p. 125.

»5. Les détails de la distribution et de l'aménagement de la Maîtrise, sauf avis

La bonne mère Catherine', cuisinière de l'établissement, utilise le courant d'air du vestibule pour conserver sa viande qu'elle suspend « à un croc de fer, garni de toille autour de sa poulie ». De suite, à main droite, nous trouvons la cuisine. L'inventaire de son mobilier, tel que le dressèrent les officiers municipaux en 1790, vaut un tableau de genre. Nous y voyons des casseroles à queue, un petit chaudron, une marmite de cuivre rouge; ici la poissonnière, là un coquemard; sur la cheminée, onze flambeaux et un bougeoir de cuivre jaune; suspendus d'un côté, la bassinoire et les poêles, dont une percée pour faire griller les marrons ; de l'autre, la manivelle, les poids de plomb et la corde du tourne-broche. N'oublions pas les « lèche-frites ». Plus loin, la tourtière, la râpe, un pommier, les plats « pour faire les œufs sur le plat », un marabout du Levant, la boule à -riz; à côté de la table de hêtre, le billot, fait d'un tronc d'orme, et son couperet. Le saloir, fermé à clé, voisine avec le baril au vinaigre; enfin, bien rangés, douze rasoirs, trois plats à barbe et un cuir à rasoir.

Au rez-de-chaussée, se trouvent encore le réfectoire et le revestiaire, où les enfants prennent leurs habits de chœur. Cette pièce servait aussi d'oratoire : un autel, surmonté d'un tableau de l'Assomption, y était dressé. Les trois étages supérieurs étaient occupés par l'infirmerie, où un clavecin servait à charmer les loisirs des convalescents, la lingerie, le dortoir meublé de treize lits « chacun enfermé dans une chambiette particulière », les appartements des maîtres de musique et de grammaire, la garde-robe et la classe, dont les murs étaient ornés de plusieurs tableaux, parmi lesquels on remarquait les portraits de M. de Colbert, archevêque de Rouen2.

Avant de quitter la Maîtrise, vous serait-il agréable d'y passer une journée? vous constaterez que, pour des enfants, c'était près-

contraire de notre part, sont tous extraits de l'inventaire dressé, le o0 novembre L790, par les officiers municipaux. B.X.-inss. nouv. ac. l'r., n. 2796.

1. Catherine Gaudron, âgée de quarante-cinq ans, était cuisinière de la Maîtrise depuis 1788. Jean Pierret en était l'économe depuis 1784. A. .Y., F. If», n. 612.

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