‹ Le Chapitre des informations, comédie en un acteChapitre 18 sur 21 · DENISART, M“ LAUNOY, PROSPER · texte numérisé non relu

DENISART, M“ LAUNOY, PROSPER

*“• LAUNOY. Allons , le mariage est manqué , c’est une partie perdue.

DENISART. Prosper restera garçon, c’est une partie gagnée.

M”' LAUNOY. Monsieur ne pense pas comme nous , et peut-être croit-il avoir le droit de nous accuser?

PROSPER. Moi, madame ? détrompes- Tous! cette rupture me comble de joie...

M. Denisart peut vous le dire, je lui ai avoué que j’aimais une autre peisonne.

M"' LAUNOY. Il serait vrai?..

DENISART, il part. 11 parait qu’il y tient, l’iufuiTuné !

M""’ LAUNOY. Mais c’est ;‘i merveille, et cela me console... Puis-je vous être utile?., si l’on veut des informations, j’en donnerai avec plaisir.

DENISART. Ah ! oui , c’est un joli cadeau que vous lui ferez.

M°" LAUNOY. Sans doute... Quelle est cette personne?

PROSPER. Je vais bien vous étonner, je ne sais pas même son nom !

DENIS.ART, à part. Ce n’est pas moi qui le lui dirai.

PROSPER. Mais M. Denisart m’a vu avec elle, et il pourrait vous indiquer...

DENISART. Monsieur, je vous ai déjà prié de ne plusm’en parler... je vous l’ai défendu , et je vous le défends plus <|uc jamais. (j4 part.) Il ne le saura que trop tôt.

M“' LAUNOY. Mon frère est piqué... i, faut laisser passer son humeur... mais je connais sans doute la personne... rentrons au salon , vous uie la montrerez.

PROSPER. Volontiers ; j’ai justement à lui remettre ce souvenir qu’elle m’a confié.

(Il lai montre le souvenir.)

M"' LAUNOY. Que vois-je? c’est celui que j’ai donué tout-à-l’heure à M''* Jadelot.

PROSPER. Qu’entends-je?

DENISART, à part. Pas moyen d’éviter la catastrophe.

PROSPER. M“* Jadeijt?

M" LAUNOY. Ëh! mon Dieu, oui !.. et sous le nom de Cbampiguy, vous avez vu son père.

PROSPER. Et vous ne m’en avez pas averti, vous, madame, en qui j’avais confiance , à qui j’avais remis mes intérêts... c’est vous qui êtes cause de mon malheur !

M”' LAUNOY. Vous ne rendez pas justice à mes intentions.

PROSPER. Et vous, monsieur Deuisart, avez-vous pu me tromper ainsi!., vous que je croyais mon ami... Oh! c’est bien

mal! vous m'avez perdu tous les

deux.

DENISART. Eh ! morbleu ! c’est vous qui vous êtes perdu voiis-iiiême.

PROSPER. Moi?., c’est un peu fort!

DENISART. J’avais beau vous faire des signes , vous imposer silence , vous alliez toujours.

PROSPER. Il fallait donc m’arrêter.

DENISART. Est-ce que je le pouvais ?

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LE MMASm TBBiniL.

PB08PER. Dites que tous u’avex pas voulu.

DBNISAET. Ah ! mais i la fin je perdrai patience.

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Alt étÈ Puritains.

Oui, c'cft afTrenx,

C'ett odieuty C'trst împartlonn.'iUe ,

»ort m'accable,

Je ptiii o»er

Tous dent tous acniser.

DF.HItAtT r/ M*"* LiCXOV.

A)< ! c'esl allreux,

St le w>rt raeraM**,

Siii»-jernu(>i4blc?

Dsiil'il on*r Ainsi m'uccu»cr.

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Vraiment c'cil un tltlirr.

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Je viMtdraii» liieii ni rire,

Mai» je suit furieux.

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