I.Es Mê>ir.s , SOUPPLET
»Ot’PPI,ET. Eh! bon Dieu! vous discutez bien haut... est-ce que vous parlez politique ?
pnosPBR. Ab ! mon ami , tu me vois au désespoir.. .ce maria{;e dont je t’ai parlé... tout est rompu !
SOUPPLET. Comment! malgré la protection <le monsieur et de madame?
paosPER. Hélas! oui... Et cependant, s'ils le voulaient bien, eux seuls pourraient encore rép.irer. . .
DENISART. Ne vous y fiez pas, nous avons aujourd'hui la nwin mallieureuse.
«l“* LAUNOY. Nos efforts seraient inutiles... ce M. Jadelot est tellement ridicule...
SOUPPLET. M. Esdelot?
PROSPF.R. Le .‘omi.'iilrais-tii ?
SOUPPLET. L'n .mcien magistrat?... de llniirgcs eu Ilerri ?
pnOSPER. Précisi'uienl.
SüiU'Pl.ET. C'est un .uni de mon oncle le cliaiiniiie.
PRU.SPKR. En vérité.L.. nh ! mou cher Siiupplet, viens ;i mon secours, tu jienx me s<'rvir , lui p.irler eu iii.a faveur et peiii-étre... eulin, mon ami, c'est une derméie ressource , je n'ai d’es[iérance qu’en toi '.
DENISART. Un UC risqiic rien d'essayer.
SOOPFLET. Vraiment vous pense-
riez?..
M°~ LAUNOr. Oui , Bénédict , nous vous y autorisons.
SOUPPLET. Cela m’étonne , car jusqu’ici vous m’aviez fait un mystère... et certainement j’aurais le droit de me formaliser... mais non , j’ai trop de générosité , trop d’amitié véritable...
PROSPER. Tu consens donc?
SOUPPLET. Je suis sensible à ta position... un mariage manqué, je sais ce que c’est.
M“' LAUIVOY. Voici M. Jadelot!
DENISART. Il ne faut pas qu’il nous voie ensemble , il se douterait de la eonspiraion.
PROSPER. Soupplet , mon sort est entre tes mains.
DENISART, à Soupplet. Jeune homme, soyez éloquent, je viendrai vous appuyer tout-à-l’heure.
PROSPER , à part. Et moi, je vais écouter la conversation... Maintenant je ne me fie plus è jiei'soiiiie.
(Ucniurt et .Mni I.aniiOT lorlent [wr la ilroilc , Prorper entre dam le cabinet 11 gauche.)