‹ Le Chapitre Général Jusqu'au Moment Du Grand SchismeChapitre 159 sur 191 · SANS AO NE PMR 6S · texte numérisé non relu

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même à bref intervalle, ils se voient obligés à les révoquer en bloc.

L'ignorance ne peut être une excuse, car tout est prévu pour que chacun connaisse les définitions. Par contre des explications peuvent être demandées : l'interprétation appartient au supérieur général (vg., O. CI, O. Carm.), qui est l'élément permanent dans l’ordre. Sans doute un renseignement peut être demandé à un abbé voisin, particulièrement à l’abbé père; mais leur explication n’a pas force authentique. D’autres personnes que le général peuvent recevoir le droit d'interpréter les définitions. On peut porter les difficultés aux visiteurs ou aux présidents du précédent chapitre, qui nomment un abbé du voisinage ; si l’intervention de celui-ci ne suffit pas il faut attendre le chapitre suivant ?. L'interprétation peut devenir une source du droit : elle doit alors, en principe, émaner du chapitre général ?.

Dans ce chapitre nous avons donc vu qu'un ordre religieux est une société comportant un peuple, des biens, un statut. Formé par l’union de ceux qui vivent sous une même règle il possède un corps commun, le chapitre général, qui intervient directement dans de nombreuses circonstances, notamment dans la déposition des supérieurs généraux, dans la création des maisons, dans la confection des définitions. Celles-ci constituent un élément important du droit des religieux.

Elles présentent une certaine ressemblance avec la coutume. Comme la coutume les définitions acquièrent leur valeur par la réunion de trois éléments : les actes d’un groupe répétés avec croyance à la nécessité de cette répetition. Ce n’est là qu’un simple rapprochement ; il n'y a pas analogie complète. On constate cependant certains rapports. Les définitions sont pratiquées à l'essai, elles ne valent que par la répétition, reconnue par la confirmation.

IPSVSN OH P..1828/ 19351943; etc. 2ROSBE Angl., 1249.

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