Clem., III-X-I
tentium, quocumque nomine noncupentur, ceterorumque praelatorum abbates proprios non habentium, ut praefertur exemptorum ordinis seu religionis ejusdem ». Les supérieurs de toutes les maisons de l’ordre doivent donc se réunir par province tous les trois ans, dans un lieu fixé à l’avance. Le reste de ce chapitre développe cette première phrase.
Benoît XII précise les provinces correspondant chacune à un chapitre général. Il en cite 32 : Reims-Sens, Rouen- Tours, Bordeaux-Bourges, Narbonne-Toulouse-Auch, York- Canterbury, Compostelle-etc., Tolède-etc., Brega, Tarragone-etc., Lyon-Besançon-Tarentaise, Vienne-Arles-Aix- Embrun, Rome-etc., Reggio-etc., Conse-etc., Bari-etc., Naples-etc., Parmes-etc., Irlande, Ecosse, Bohême, Dacieetc., Sardaigne-etc., Chypre, Thèbes-etc., Aquilée-Gran, Milan-etc., Ravenne-etc., Mayence-Bamberg, Cologne- Trèves, Brême-Magdebourg, Salzbourg, Ratishbonne. Ces provinces bénédictines ne sont autres que les provinces ecclésiastiques groupées de façon à réunir un nombre appréciable de monastères, tout en respectant, dans une certaine mesure, les divisions politiques. Leur territoire varie en étendue et en abondance d’abbayes : c’est inévitable. Mais le but principal semble atteint : désormais aucune maison de l’ordre ne pourra demeurer isolée, toutes sont nécessairement prises dans l’une des divisions établies par le Souverain Pontife.
Le chapitre doit être tenu dans un monastère de la province, assez vaste et suffisamment organisé pour recevoir tous les membres, ce sera un monastère de l’ordre ; à défaut on choisira tout lieu convenable répondant aux exigences du chapitre, et d’accès facile pour tous. La première fois le monastère sera choisi par ceux à qui le pape adresse la bulle. Par la suite il sera fixé d’un chapitre à l’autre,
Le chapitre doit être triennal, c’est-à-dire qu’il sera tenu une première année, il ne le sera pas l’année suivante, mais on le réunira la troisième année. C’est ainsi que la province de Toulouse a eu des chapitres en 1337, 1339, 1341/etc, 13914