Cf., Heimbücher, t. I, p. 195 et suiv
de Wurzbourg, Nuremberg, Vienne, Erfurt doivent être convoqués à son élection et y participer.
Ce groupement est intéressant à noter car il constitue une congrégation qui s’apparente moins à celles que nous avons vues qu'aux futures congrégations du XVe siècle.
Comme les Cisterciens, les Bénédictins ont donc eux aussi un chapitre général : la volonté pontificale leur impose cette institution à partir de 1215. Mais il reste une différence fondamentale entre les deux groupes de fils de saint Benoît : les Bénédictins ne constituent pas un ordre. A moins de transformer complètement l’organisation de ceuxc1 il était impossible de les soumettre tous à un seul chapitre général, les papes n’ont pas voulu bouleverser leur genre de vie. Mais soucieux d’assurer la prospérité spirituelle et temporelle des monastères ils ont généralisé un système que certains commençaient à pratiquer, les réunions périodiques des supérieurs d’une région. Ils l'ont complété en confiant à ces réunions la mission de nommer des visiteurs délégués généraux du Saint-Siège, de corriger, de réformer. Sans vouloir porter atteinte aux juridictions existantes ils ont soumis les Bénédictins de chaque province à un comité corporatif. Dans le cadre de la province l’organisation des moines noirs se rapproche donc de l’organisation générale des Cisterciens ; cependant ils ne constitueront jamais un ordre véritable.