‹ Le Chapitre Général Jusqu'au Moment Du Grand SchismeChapitre 67 sur 191 · Cf., Martène-Durand, t. IV, col · texte numérisé non relu

Cf., Martène-Durand, t. IV, col

2. (Griee Heimbücher, t. I, p. 326 et suiv. — Besse, A.F.M., t. IV, p. 142. 3. Martène, De Antiquis Monachorum Ritibus, p. 527. 4, Levesque, p. 227.

Cependant le chapitre de 1239 se tient à Vincennes 1. Dès le début, la date en est fixée à la Nativité de saint Jean- Baptiste. En 1188, Clément III ordonne de célébrer le chapitre le jour de la saint Michel, ce qui se fait encore en

1193, mais Honorius III prescrit de revenir à la date habituelle ?.

Etant donnée l'importance des convers dans l’ordre, ceuxci participent au chapitre général. Nous voyons par exemple 60 frères, tant clercs que convers, composer le chapitre de 1188. Ce système n’a pas empêché les conflits douloureux que ni le chapitre ni le supérieur général ne parvenaient à réprimer. C’est pourquoi Grégoire IX ordonne en 1238 que pendant trois ans deux abbés cisterciens et deux abbés chartreux assisteront au chapitre général, corrigeant et réformant, nonobstant tout appel frivole ?. Ces délégués du Saint-Siège prologèrent leur mission et n’usèrent sans doute pas de leurs pouvoirs avec discrétion car en 1245, à Lyon, le Saint-Père abroge les décisions qu’au chapitre de l’année précédente ils avaient prises, supprimant pour ainsi dire Grandmont et le transformant en ordre cistercien. En 1283, des visiteurs apostoliques déposent le prieur de Grandmont ce qui provoque un schisme dans l'ordre; l'affaire est confiée à une commission, qui rétablit l’unité et donne des statuts de réforme. Dans ce cas, encore, le chapitre général n’a d’autre rôle qu’enregistrer la volonté des délégués du Saint-Siège 4 L'ordre grandmontain est donc au XIIIe siècle souvent mis en tutelle par des délégués apostoliques, qui deviennent les personnages le plus importants du chapitre. Jean XXII ayant réglé la plupart des questions par une bulle en 1317 nous ne trouvons plus ces délégués du Saint-Siège au XIVe siècle, si ce n’est en 1346, encore sont-ils grandmontains. L'interprétation de la bulle soulève d’ailleurs des difficultés, que le chapitre de 1330 confie aux éclaircissements de deux juristes de Limoges 5.

. Levesque, p. 118.

. Levesque, pp. 160 et 177.

. Levesque, p. 225.

. Levesque, p. 245.

. Levesque, p. 295.

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Le chapitre de l’ordre de Grandmont est donc composé de prieurs et de convers, mais souvent la première place est prise par des étrangers à l’ordre.

Dans ce chapitre général deux comités ont une grande importance : les électeurs et les définiteurs.

En 1189 les 60 frères réunis à Grandmont en chapitre général avaient chargé six clercs et six convers de l'élection du prieur général. Célestin TIT érige cet acte en règle obligatoire, de sorte qu’à partir de 1191, le collège électoral du supérieur de Grandmont est toujours formé de douze «nominatores electi », moitié clercs, moitié convers.

Nous ne savons pas si dès le début le chapitre général nomme des définiteurs. Il est probable qu'ils s’établirent peu à peu comme à Citeaux, de corps consultatif devenant souverain. Peut-être les électeurs du prieur de Grandmont jouèrent-ils, avec celui-ci, le rôle dedéfiniteurs. En tous casles définiteurs existent en 1245. Les abbés cisterciens et chartreux ont fixé leur nombre en 1244 à neuf, qui devaient être élus dans le chapitre par le prieur de Grandmont et les trois visiteurs spéciaux, c’est-à-dire les prieurs des trois principales maisons de l’ordre. Cette disposition n’est pas abrogée par Innocent IV.

Jean XXII change quelque peu l’organisation de l’ordre. Il nous faut donc exposer les principaux points de la bulle de 1317 se rattachant au chapitre général ; nous les complèterons par les décisions du chapitre de 1330 prises à la suite de la consultation de juristes, et par une bulle de Clément IV de 1346 relative au même sujet ?.

Le chapitre général doit être tenu tous les ans à Grandmont à partir du lundi avant l’Ascension. Il dure six jours. Les frais incombent à Grandmont les trois premiers jours, les autres jours 1ls sont supportés par des contributions et des taxes et amendes. S'il le faut, le chapitre est prolongé six jours encore, par décision de l’abbé et des définiteurs ou de la seule majorité du définitoire. Si le temps manque après cette prolongation les définiteurs terminent les questions déjà exposées au chapitre.

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