Cf., Levesque, p. 312 et suiv
tion géographique, l’ordre souffre particulièrement de la guerre entre la France et l'Angleterre.
Les ordres apparus à la fin du XIe siècle et au début du XIIe se considèrent comme soumis à la règle de saint Benoît ; leurs membres sont des moines au même titre que les anciens Bénédictins, de qui ils ne se séparent que par certains points de leurs constitutions. Jusqu’alors les monastères isolés offraient le spectacle, en général, d’une grande diversité de coutumes. Au commencement du XIIe siècle les monastères se multiplient ; à côté de la filiation un lien est maintenu entre eux grâce à une institution unique pour chaque ordre, le chapitre général. Citeaux a donné l’exemple que suivent les Chartreux, Grandmont, Val-des-Choux comme aussi des groupements de moindre importance. C’est ainsi qu’en 1148 la congrégation Calésienne publie une Charte de Charité semblable à celle des Cisterciens, dont elle emprunte les termes mêmes1. Le chapitre général a sans doute été adopté par bien d’autres, tel Montevergine, tel Sainte-Croix de Fonte-Avenella, etc?. Il est parfois difficile de savoir si le chapitre général n’a pas gardé le caractère primitif de chapitre d’un abbé et des supérieurs de ses possessions ; C’est le cas pour Saint-Marc de Mantou*. Il est difficile également de savoir parfois si on se trouve en présence d’un ordre ou d’une congrégation, par exemple pour le Bec, la Chaise-Dieu, Cluse, la Sauve-Majeure, etc 4.