‹ Le Chapitre Général Jusqu'au Moment Du Grand SchismeChapitre 73 sur 191 · Gosse, p · texte numérisé non relu

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Dès la seconde moitié du XIIe siècle l’ordre rencontre des difficultés. Il semble bien que les abbés irlandais et anglais ont toujours négligé de se rendre au chapitre général. En France même le temporel d’Arrouaise de plus en plus lourdement grevé, et sans doute des rivalités entre abbés, soulèvent des conflits. Quelques années après 1151 le prieur d’Hénin convoque le chapitre général en qualité de prieur de l’ordre, à Aire ; il s'ensuit un schisme et Alexandre IIT est obligé de défendre de quitter l’ordre et de tenir le chapitre ailleurs qu’à Arrouaise 1.

L’insuffisance d’autorité dans l’ordre donne à des interventions étrangères l’occasion de s'exercer. En 1209 un Cistercien est élu abbé général, contrairement aux constitutions de l’ordre ; la discipline n’en reste pas moins relâchée. Grégoire IX en 1232 nomme visiteurs apostoliques de l’ordre des moines de Cluny ; puis des frères prêcheurs de Saint-Jacques de Paris, devant qui des abbés arrouaisiens sont obligés de comparaître. Ceux-ci en appellent à Rome, et réagissent : le chapitre de 1232 dure plusieurs mois, et en novembre est décidée une contribution commune. Le 7 août 1233 Grégoire IX n’en nomme pas moins trois commissaires, le prieur de Saint-Jacques des Prêcheurs, le prieur de Sainte-Catherine de l’ordre du Val-des-Ecoliers, Jean de Sens victorin, qui assisteront au chapitre général, corrigeront et réformeront dans tout l’ordre. Ces commissaires font publier par le chapitre des statuts qui entre autres, introduisent deux nouveautés : l’obligation du triple vote et une nouvelle organisation du chapitre général. Tous les abbés doivent assister au chapitre général ; chacun d’eux est accompagné d’un chanoine député par le chapitre local pour dénoncer les fautes du supérieur. Le définitoire comprend l’abbé d’Arrouaise, quatre abbés élus, deux chanoines ; les définiteurs ont tous pouvoirs durant le chapitre général ?. D'autre part, Innocent IV en 1245 et en 1251 fortifie les pouvoirs de l'abbé général, qui pourra tout visiter et corriger dans l’ordre 3. Il s’en suit bientôt un mécontentement des autres

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