‹ Le Chapitre Général Jusqu'au Moment Du Grand SchismeChapitre 74 sur 191 · Gosse, p · texte numérisé non relu

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abbés, les visiteurs eux-mêmes s'opposent à l'exécution de la bulle ; le Cardinal légat Hugues de Saint-Cher se voit obligé à un compromis : le 17 juin 1252 il partage entre l'abbé général et deux définiteurs, élus par le définitoire du chapitre, l'autorité supérieure dans l’ordre’. Alexandre IV l’approuve en 1255. La visite n’en demeure pas moins très difficile, même après qu'une commission de cardinaux eut en 1258 affirmé l’autorité des supérieurs et diminué la rigueur de la discipline. Il faut avec bien des abbés en venir à des compromis, par exemple le Cardinal de Sainte-Sabine accorde à Saint-Léger et Saint-Crépin de Soissons de n'être visité que lorsque douze autres abbayes l’auront été. On sent que l’autorité s’effritte de plus en plus. Le chapitre de 1164 renouvelle l'obligation d’assister au chapitre général ou, en cas d’empêchement grave, d’envoyer un procureur fondé de pouvoirs. Les procurations se multiplient, le chapitre est de moins en moins fréquenté, la discipline décline toujours. Les visiteurs n'osent pas remplir leur mission, et lorsque l’abbé général veut s'acquitter, seul, de sa tâche, il soulève l'opposition de tous, sous prétexte qu'il doit être accompagné d’un autre visiteur ?. À tous propos, des abbés soulèvent des difficultés. Puis le XIVe siècle voit des guerres dans les Flandres. À partir de 1332 on n'a plus les procès-verbaux du chapitre général.

Ainsi les chanoines réguliers d’Arrouaise au début du XIIe siècle constituent une congrégation dont l’organisation est calquée sur celle de Citeaux par suite de l’influence de saint Bernard. Mais bientôt les difficultés surgissent ; à coup de compromis on maintient l'unité, plutôt mal que bien. Le chapitre général continue d'exister, mais loin d’être l'organe de la cohésion il n’est que le fantôme de ce qui n'existe plus.

Saint-Jean de Jérusalem.

Le XIIe siècle a vu deux grandes œuvres de foi : la mul- Uiplication des ordres monastiques et la croisade, deux

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