Heimbücher, t. I, p
4. Cf., Estiennot, p. 309 et suiv. — Cf., p. 360, le prologue de la règle d’Artige : des phrases sont calquées sur la Charte de Charité.
imité. La congrégation de Saint-Gilbert de Sempringham emprunte ses constitutions à Citeaux sur nombre de points : elle est dirigée par un maître général qui groupe les 22 maisons de l’ordre. Le chapitre général est donc adopté par beaucoup de congrégations de chanoines réguliers. Mais ces groupements sont trop restreints pour comprendre la nécessité d’un chapitre commun. Les autres ne trouvent pas toujours une autorité capable d’assurer une étroite cohésion et le chapitre est souvent trop faible. Enfin bien des canonies demeurent isolées. D’une façon générale la congrégation ne constitue pas un lien serré entre chanoines réguliers. Pour maintenir la discipline par l’union, les papes sont obligés d'intervenir en ordonnant des groupements artificiels.
Section Il
Les provinces canoniales
Le besoin de sauvegarder la discipline religieuse conduit les chanoines réguliers, comme les moines, à se grouper. Mais tous ne sont pas intégrés dans l’une des congrégations existantes. Pour remédier à leur isolement, les Souverains Pontifes ont institué des unions provinciales. Les mêmes causes que pour les Bénédictins ont donc, pour les chanoines réguliers, les mêmes résultats. C’est une raison 5our ne pas nous attarder à l'étude des provinces canoniales : nous
ne ferons que tracer les grandes lignes de leur histoire et noter leur importance.
I ne semble pas que de leur propre mouvement les abbés des canonies aient institué de chapitre général, en dehors des congrégations ?. Le quatrième concile de Latran leur impose le chapitre triennal ; établissant celui des Bénédictins il déclare incidemment que cette même règle, du chapitre triennal, s'impose aux chanoines réguliers, qui l’obser-