‹ Le Chapitre Général Jusqu'au Moment Du Grand SchismeChapitre 76 sur 191 · Cf., Brune, p. 78 et suiv · texte numérisé non relu

Cf., Brune, p. 78 et suiv

réunissent tous les ans en chapitre général le lendemain de la fête de leur patron, afin que les maîtres des commanderies et le grand maître rendent leurs comptes. Tous les ans le grand maître peut confirmer, ou ne pas confirmer, les maîtres de commanderies dans leur charge ; lui-même doit être autorisé par le chapitre général pour procéder aux acquisitions et aliénations importantes. Il reste néanmoins des occasions de discorde, que Boniface VIII supprime en enlevant Saint-Antoine à Montmajour, déclarant les Hospitaliers chanoines réguliers, élevant le grand maître à la dignité abbatiale. L'année suivante le chapitre général donne à l’abbé quatre conseillers de qui l’avis est nécessaire pour les opérations graves 1.

Le chapitre général a donc été introduit chez les Hospitaliers de Saint-Antoine avant même que ceux-ci ne constituent un ordre indépendant. Dans une certaine mesure il ressemble au chapitre des convers, que nous trouvons ailleurs, par exemple chez les Cisterciens et les Chartreux, mais il présente cette différence capitale d’être composé par les Hospitaliers eux-mêmes et seuls, formant un corps où chaque maison est représentée. Pratiquement c’est un véritable chapitre général ; un jour ou l’autre devait naturellement être donnée aux Hospitaliers de Saint-Antoine l'indépendance complète.

Nous venons de voir l'adoption du chapitre général au commencement du XIIe siècle par Saint-Victor et par Arrouaise. Les congrégations de Marbach et de Saint-Ruf l’ont également pratiqué?, de même que Sainte-Croix de Coimbre qui a pris les constitutions de Saint-Ruf*, de même aussi la congrégation d’Artige 4 Nous avons vu aussi Saint-Jean de Jérusalem, Saint-Esprit, Saint-Antoine tenir un chapitre général ; il est probable qued’autrescongrégations d’allure militaire, tel le Saint-Sépulcre, les ont

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