Zimmerman, p
4, Zimmerman, pp. 2 et suiv., 67, 81, 88.
sa province, à l’élection du définiteur, non à celle du second « socius » (c.g.1357).
Le prieur général préside. S'il ne peut pas assister au chapitre général il se fait représenter par un vicaire, à qui il confie son sceau. En l’absence du viciaire le plus ancien provincial préside. Si le généralat est vacant, le prieur de la province où sera réuni le chapitre, à son défaut le prieur local, devient vicaire : il convoque le chapitre général dans l’année de la vacance ; en attendant il garde le sceau du général, qu’il doit ensuite remettre au chapitre.
Après les prières d’usage et l’examen des pouvoirs la première fonction du chapitre général est l’élection du prieur général, s’il y a lieu. Il est nommé à l'unanimité ; en cas de partage la minorité est invitée à s’agréger à la majorité.
Puis les prieurs provinciaux et les deux prieurs de Paris et de Rome remettent leur sceau au général. Ensuite on procède à l’audition des fautes. Le général s’accuse, ou est accusé, devant le définiteur de la province où se tient le chapitre ; il est confirmé ou déposé, au gré des définiteurs. L'examen des provinciaux est fait par le chapitre, qui décide à la majorité, le général ou son vicaire ayant voix prépondérante en cas de partage. Une fois la correction faite, le chapitre définit ce qu'il y a lieu de définir et donne les dispenses qu'il juge utiles. Puis il nomme les prieurs provinciaux et ceux de Paris et de Rome, à la majorité. Le chapitre se termine par les commémorations et prières habituelles.
Comme chez les Prêcheurs le chapitre général est immédiatement suivi du chapitre de la province où il est réuni.
L'influence dominicaine se fait donc sentir dans le chapitre général des Carmes, mais peut-être plus dans les détails que dans les très grandes lignes : en effet le chapitre n’est que triennal et il ne présente pas la composition alternée du chapitre dominicain.
Ordre des Servites de la bienheureuse Vierge Marie.
La naissance de l’ordre des Servites peut être fixée en 1240, date à laquelle les sept florentins vivant jusqu'alors en ermites font profession et nomment un supérieur, sur le désir de l’évêque de Florence, qui leur donne la règle de saint Augustin. En 1249, le Saint Père les prend sous sa protection immédiate et deux ans plus tard leur donne un protecteur, le Cardinal Fieschi. Le premier chapitre général, en 1249, fixe la règle de l’ordre; celui de 1251 élit le supérieur général 1.
Au début, l’ordre était régi par un « modus vivendi » inspiré par les conseils de l’évêque de Florence et de saint Pierre de Vérone, de l’ordre des jrêcheurs. Peu à peu la règle se complète ; en 1256 est publiée une constitution sur la célébration du chapitre général ; en 1257 une autre sur les définiteurs ?.
Le chapitre général est tenu tous les ans au lieu et à la date fixés par le prieur général et les définiteurs ; en fait il est réuni au début de mai. Il se compose du prieur général avec son « socius », des prieurs provinciaux, des prieurs conventuels, avec des compagnons élus, deux ou un selon que le nombre des frères de cappe dépasse ou ne dépasse pas le nombre de douze. En cas d’empêchement il est interait de se faire remplacer, mais on doit envoyer sa contribution aux frais de l’ordre. Les membres du chapitre arrivent la veille de l’ouverture ; Ceux qui anticiperaient cette date deviennent passibles d’une amende d’un tournois par jour D'autre part les absents non excusés doivent manger à terre, au pain et à l’eau, pendant toute la durée du chapitre y compris les délais de route.
La procédure ressemble à celle de tous les chapitres généraux. Notons simplement que les Servites commencent leur chapitre par le « Salve Regina », une de leurs prières favorites.
A chaque chapitre sont élus définiteurs quatre frères
AC AVernet; p.155: