A MON ILLUSTRE MAITRE
M Et PASTEUR
Membre de l’Académie Française et de l’Académie des Sciences.
Vos récents travaux sur le charbon et la vaccination charbonneuse ont une importance si considérable au point de vue scientifique, et sont appelés à rendre de tels services à l’agriculture, que de toutes parts on vous a exprimé le désir de les voir réunis et coordonnés.
Vous avez bien voulu me charger de cette tâche.
J’ai attendu, pour l’entreprendre, de connaître les résultats fournis par la pratique de la nouvelle vaccination. Ces résultats sont aussi satisfaisants qu’on pouvait l’espérer des premiers efforts tentés pour en répandre l'application.
Les statistiques dressées par MM. les vétérinaires, sur les indications des cultivateurs eux-mêmes, ne laissent pas de doute à ce sujet.
Mon travail se divise en deux parties :
La première traite du charbon, de son étiologie et des mesures à prendre pour éviter la propagation de la maladie.
La deuxième rend compte des expériences publiques de vaccinations charbonneuses faites en France et à l'étranger, ainsi que des résultats pratiques obtenus à la {in de l’année 1881 et à la fin de l’année 1882.
Après avoir reproduit 2x extenso les Notes que vous avez communiquées à l’Académie des sciences ou aux autres Sociétés savantes, je me suis attaché à être un narrateur fidèle des résultats consignés dans les rapports des Sociétés d'agriculture et dans les Notes de MM. les vétérinaires.
Au moment de livrer ce travail à l'impression, mon premier devoir est de vous remercier de la confiance que vous m'avez témoignée. Elle m'impose une nouvelle dette de reconnaissance qui s'ajoute à celles, si nombreuses déjà, que j'ai contractées envers vous, depuis que vous m'avez fait l'honneur de m'admettre à travailler sous votre haute et bienveillante direction.
Veuillez agréer, Monsieur et cher Maitre, lexpression de mes sentiments respectueux et dévoués.
CH. CHAMBERLAND.
17 janvier 1883.
Paris, 18 janvier 1883.
MON CHER CHAMBERLAND,
Vous étiez naturellement désigné pour la mise en œuvre d’études auxquelles vous avez pris, avec M. E. Roux, une large part,
Cette publication contribuera à éclairer les agriculteurs et réduira à leur juste valeur les contradictions qui
se sont produites et qui sont inséparables de toutes les découvertes nouvelles.
Agréez l'assurance de mes très affectueux sentiments.
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