L. THUILLIER
6 novembre 1881.
On voit que dans la deuxième série d’expériences, celles qui eurent lieu à Kapuvar, il se produisit un accident qui, d’après M. Thuillier, ne doit pas être imputé à l’action même du virus, mais à des impuretés qui, pendant l'opération, se seraient mêlées au vaccin. Cette explication est, en effet, très plausible, puisque M. Thuillier a constaté de la purulence sur les moutons malades qui ont guéri ensuile; mais depuis que nous savons, à n’en pas douter, que certaines races de moutons sont particulièrement sensibles au vaccin, nous pouvons penser également que la mortalité exceptionnelle qui a frappé les moutons de Kapuvar, dont beaucoup étaient dans un mauvais état de santé, provient d’une trop grande réceptivité de ces animaux pour le charbon. D'ailleurs ce fait isolé, qu’on a cherché à exploiter contre la méthode des vaccinations, n’infirme en rien les conclusions générales sur les effets de cette vaccination. Il sera toujours facile de remédier aux causes pertur-batrices telles que l’impureté du vaccin ou sa trop grande activité. Ajoutons que, depuis cette époque, vingt-deux mille moutons et douze cents bœufs ou vaches ont été vaccinés en Autriche-Hongrie et l'opération n’a donné lieu à aucune plainte.
Passons aux expériences faites en Allemagne, en 1882.
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