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non vaccinés sont de cent quarante et un moutons ou un sur vingt environ.
Les pertes sur les 3,663 vaccinés sont nulles ; elles auraient dû être de 180 moutons.
Du tableau précédent il ressort aussi un fait instructif. Pendant la vaccination la mortalité a été de 60 moutons sur les non vaccinés et de 58 sur les vaccinés. Toutes proportions gardées, il aurait dû mourir 71 moutons parmi les vaccinés. Il en résulte que la première vaccination a déjà préservé un certain nombre de moutons — une vingtaine environ. En effet, lorsqu'on décompose les pertes totales en pertes après la première inoculation et pertes après la deuxième, on trouve que, après la deuxième inoculation, il est mort 14 moutons vaccinés et 25 non vaccinés. Toutes proportions gardées, il aurait dû mourir 30 moutons vaccinés. La différence, soit 18 moutons, doit donc être attribuée aux effets produits par la première vaccination.
Vaches et bœufs. — En 1881, il y a eu 1,254 vaches vaccinées et 888 ont servi de témoins. Depuis la vaccination jusqu'au commencement de novembre, ilest mort par le charbon une vache vaccinée et 10 vaches non vaccinées. Sans la vaccination il aurait dû mourir 14 vaches vaccinées. La mortalité sur les vaches vaccinées est donc 14 fois plus faible que sur les vaches non vacecinées.
Quant aux chevaux, aucune mortalité ne nous a été signalée, ni sur les vaccinés, ni sur les non vaccinés.
Année 1882.
Pendant l’année 1882, ainsi que je l'ai déjà dit, les troupeaux ont été vaccinés presque partout en totalité, de sorte qu’il est impossible de donner exactement le chiffre des animaux préservés par la vaccination. On ne peut que comparer la mortalité qui a sévi pendant cette année à la mortalité moyenne pendant les années précédentes.
Sur les 155,153 moutons vaccinés dont les rapports sont entre nos mains en ce moment, il est mort du charbon spontané 759 moutons, soit 1 sur 204 ou 0,5 pour 100. La mortalité pendant la vaccination a été de 947 moutons, soit 1 sur 164 ou 0,61 pour 100. La perte totale est donc de 1,11 pour 100.