‹ Le chariot d'orChapitre 29 sur 41 · EMERAUDE · texte numérisé non relu

EMERAUDE

Vision de forêts dans l'eau g-lauque — Émeraude. Etang-s luisant dans les jardins comme des yeux, Beaux yeux cruels pareils aux bois mystérieux Où la panthère d'or, Amour, ondule et rôde.

Printemps de la couleur. Rêve sentimental De feuiilée en fraîcheur mirée à la rivière Et d'âme rebaig-née en la candeur première De la verdure peinte en un vierge cristal.

Et mauvais rêve aussi de la femme mauvaise

Dont le lourd regard vert, brûlant comme la braise,

Au cœur ensorcelé distille le poison.

Mers vertes — vision de naufrag-es tragiques... Émeraudes. Grands yeux fascinants et mag-iques Du vieux sphynx allongé — fatal — à l'horizon.

EVOCATIONS 177

Barbare et somptueux brasier de pierreries, Le sabre, recourbant sa lame d'acier fin, Fait luire sur la rouge extase d'un coussin L'efflorescent trésor de ses orfèvreries.

Il chante l'allég-resse atroce des tueries ; La g-uerre exalte en lui son org-ueil assassin ; Et les pierres, qu'enroule un fastueux dessin, Chargent son pommeau d'or de lumières fleuries,

u. fpux ivres des diamants rpDendant, sous les leux ivic L.epenuciu , j'i^Aroïaues tourments ,

Et, scbre. dévoré d;- ^J;:;— 1, .etaU.es,

U couve un vieux P-S-'-^;;™"^ P„i„e de saug. Qui n'a pour tous joyaux qu une

EVOCATIONS 179

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