‹ Le chariot d'orChapitre 28 sur 41 · FAUST · texte numérisé non relu

FAUST

0 Faust, ta lampe blême expire de sommeil ; La pag-e où tu lis tourne au vent frais de l'aurore. Lève le front, regarde... Au chant du coq sonore La face du Seig'neur monte dans le soleil !

Pendant qu'au pavé nu tu crispes ton orteil,

Vois, le monde tressaille, heureux d'un jour encore.

Ta vie est un serpent maudit qui se dévore.

Ton âme ? — Ta science affreuse l'a tuée.

Ta raison ? — Laisse là cette prostituée

Qui s'est donnée à tous, et qui n'a point conçu,

Mais Hélène aux bras blancs passe au loin sur la gfrève. Et ton cœur, ton vieux cœur à la fin se soulève. Devant le corps divin voilé d'un long* tissu.

Vers le seul rêve humain qui n'ait jamais déçu.

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