‹ Le chariot d'orChapitre 32 sur 41 · HERODE · texte numérisé non relu

HERODE

Mortelle à voir, avec ses yeux diamantins,

Aux pourpres d'un couchant cruel, sous les portiqur's,

Hérodiade, au lent vertige des cantiques,

Ondule, monotone, en roulis serpentins.

Les colliers ruisselants bruissent, arg-entins. Dans l'air ivre, g'org'é d'encens asiatiques Sa robe a des éclairs de gemmes frénétiques ; Et voici s'écarter ses voiles clandestins»

l88 LE CHARIOT d'or

Et le roi sent, frisson d'or en ses chairs funèbres,

La vipère Luxure enlacer ses vertèbres ;

Et, tendant ses vieux bras de métaux oppressés,

D'une bouche repue, incurableraent triste, Pendant qu'à terre g-ît le chef de Jean- Baptiste, Il boit le sang" qui brûle au bout des seins dressés,

Et l'irritante horreur des grands yeux révulsés

ÉVOCATIONS i89

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