‹ Le chat bottéChapitre 17 sur 34 · TOINON · texte numérisé non relu

TOINON

Écoutons ! Écoutons ! C'est un officier de la maison du roi.

LE CHAT BOTTÉ, à part.

J'écoute des deux oreilles, moi ! 11 sortira peut-êti^e de là quelque bonne chance pour mon maître et pour moi!

LE HÉRAUT d'aRMES, lisant.

Sa Majesté Linot premier, roi des Tulipes, fait savoir ce qui suit à ses sujets : « Un Hon terrible dévaste depuis longtemps une partie de notre beau royaume. Désirant à tout prix être débarrassée de ce fléau, demain,

au lever de Taiirore, Notre Majesté en personne, suivie des seigneurs de sa cour, se rendra dans la province des Églantines, où la présence de cette bête est signalée. Nous invitons nos sujets à se joindre au cortège, avec leurs armes, et nous promettons à quiconque l'exterminera la main de notre fille bien-aimée, la princesse Flora. La présente ordonnance sera lue dans les villes et villages, sur les places, marchés et carrefours de notre royaume. » Bonnes gens, vous avez entendu? Que chacun de vous se le dise !

LE CHAT BOTTÉ, levant son rliapeau.

Hurra! (Se tournant.) Mon maître, ne désespérez plus, voici la gloire qui vient à nous, et la fortune sera au bout. (Au héraut d'armes. i Vous pouvez annoncer à Sa Majesté Linot premier, roi des Tulipes, qu'avant peu il sera délivré du grand souci qui le tourmente. Le fameux Hon disparaîtra par la puissance de mon maître (il désigne Lucas, qui se redresse.), le grand marquis de Garabas! (Le héraut d'armes s'indine jusqu'à terre.) Allez, et en même temps, portez au roi les présents que voici.

(Il enlève à chaque marchande les '\)\\\^ beaux de ses produits : gibier, fruits et fleurs, et les remet au licraut d'armes.)

LE HÉRAUT d'aRMES

Et si le roi demande d'où viennent ces présents ?

Vous répondrez : « C'est rillustre marquis de Carabas qui vous les envoie ! »

(Lo héraut d'armes salue et sort.,

LES MARCHANDS entourent Lucas en saluant bien bas. Monsieur le Marquis, pardonnez-nous !

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