‹ Le château d'AnetChapitre 10 sur 18 · LES RESTAURATIONS · texte numérisé non relu

LES RESTAURATIONS

Il a fallu deux restaurations pour mettre le château dans létat où on ie voit maintenant. Jusqu'en 1840 nul de ses possesseurs, v compris Louis-Philippe, n'y toucha. A cette époque, le comte de Caraman en devint acquéreur. Il répara et aménagea l'intérieur des pavillons ainsi que la moitié sud de 1 aile restée debout afin de les rendre habitables. Avec le concours de la Commission des Monuments

faire procéder à la destruction du tombeau. Le caveau fut ouvert, le cercueil forcé et les restes de Diane furent transportés au cimetière du bourg où ils reposent encore. — On distingue toujours l'inscription du Comité du Salut Public, peinte sur la façade de la chapelle funéraire.

historiques, il fit restaurer le grand portail d'entrée et notamment restituer le groupe des animauxqui le surmonte. Enfin, il chargea l'architecte Caristie de donner à la chapelle le péristyle qu'on y voit aujourd'hui el iVew rétablir quelques détails, ce que ce dernier fit avec conscience, sinon toujours avec bonheur, ainsi qu'on peut s'en rendre compte par les lourds autels qu'il mit à la place de ceux du xvic siècle.

La part de M. Moreau, qui en devint acquéreur en i8()o, a été plus grande1. L'aile unique qui restait n'était habitable que de l'extrémité sud au vestibule. Ce dernier servait de charretterie et tout le reste du bâtiment, vers les jardins, avait même perdu ses toitures. M. Moreau fit rétablir les loi I s et rebâtir l'extrémité nord, par l'architecte Bourgeois qui copia l'autre extrémité restée à peu près intacte.

L'autre partie, et non la moindre, de sa lâche. lut la reconstitution de l'ameublemenl et de l'orne mentation. Il y fut aidé par le peintre Faivre-Duffer, plus heureux dans la reconstitution ornementale que dans ses portraits et ses essais de grande peinture murale. Les restitutions du \\i'\ du \V!i°, même du XVIIIe siècle, voisinent, mais sans désordre toutefois ni maladresse. Ses recherches

1 Le château est actuellement habité par Mm« Moreau, sa veuve, ei par la comtesse et le comte d. de Leusse, sa fille cl son gendre. ('. est ;i leur bonne grâce que je dois d'avoir pu faire au château d'Anel tonifies visites et recherches qui m'ont été nécessaires pour L'établissement de celte monographie. Ils \ continuent d'ailleurs les traditions de goût artistique héritées de .M. Moreau.

Il CIIATKAI h \ M. I

amenèrenl parfois d'heureuses trouvailles comme celles .les Apôtres, des quatre grandes tapisseries, des fragments d'anciens vitraux, enfin de plusieurs meubles, de panneaux, dé débris peints, de menus objels (|ui lous oui servi à mener à bien la restauration entreprise dès i863 el continuée pendant de nombreuses années.

ECUSSON DK PORTE.

Photo commuuiquée par le comte île Leu«se.

Vue d'ensemble de la fa<;ade et de i. aili. subsistante

Page 1