LA DÉMOLITION
La Révolution survinlel, tout d'abord, respecta le château. Il en fut ainsi tant que vécut le duc de Penthièvre. Mais, a sa mort, en 179.), ses biens, passes à son héritière, la duchesse douairière d'Or leans. furent confisqués. L'année suivante le mobilier était mis à l'encan. Enfin, le 1" 'lévrier 1708 le château fut vendu pour la somme de trois millions deux cent mille francs aux sieurs Driancourt el M. Baudoin qui le firent aussitôt passer entre les mains des banquiers Ramsden et Herigoven l. La
1 Entre temps la sépulture de Diane lui \ iolée. En efl'el le i riluven Moulins, commissaire de la Sûreté générale, vint, le 10 juin i7«p,
<H LE CHATEA1 D'ANEI
complète démolition du monument lui décidée.
Mais c'est ;i Démon ii (ils, devenu propriétaire en 1804, qu'il faut donner la responsabilité du commencement d'exécution de ce projet, engendré par le simple désir du hure. En 181 1, un soulèvement, provoqué par la brutale destruction commencée et par la mort accidentelle d'un des ouvriers employés a celle entreprise, força Demonti ;i s'enfuir. Ce départ arrêta son œuvre destructive. Mais depuis une quinzaine d'années que la mauvaise volonté des hommes s'acharnait sur le château, la plus grande partie de celui-ci, malgré le zèle et parfois le flair de Lenoir, avait irrémédiablement disparu. Il ne restait plus que les bâtiments qu'on voit aujourd'hui. Encore n'étaient-ils pas dans l'étal actuel.