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accueille le visiteur est également mi moulage, d'heureuse exécution d'ailleurs el destiné à remplacer le bronze de Benvenuto Cellini que le Louvre conserve précieusement. Quant aux constructions qui continuent le grand portail : conciergerie, cuisines du personnel, etc., sans oublier les cheminées, elles offrent à peu près l'aspect qu'elles revêtirent dès le début1. Cependant les deux bas-côtés qui suivent parallèlement le passage sous la voûte d'entrée n'étaient point clos.
Les deux pavillons d'angles sont aménages pour servir d'habitation. Celui de droite (ancienne vénerie) qui ne se visite jamais, n'offre aucun intérêt. Celui de gauche (le gouvernement) possède un très beau plafond du xvi° siècle, mais qui ne lui était pas destiné. Il vient du château à proprement parler el a du reste été restauré.
Avant d'arriver à ce pavillon l'on passe à côté des deux corps de bâtiments que le duc de Vendôme ajouta vers la fin du xvue siècle au château de Diane et dont le style diffère en effet de celui de Ph. de l'Orme. Ils sont réunis par un hémicycle., couronné de vases décoratifs et que l'on a fait percer plus tard, ce qui lui enlève sa lourdeur pre mière et permet de pénétrer dans le parc. Sur le passage qui conduit du portailau pavillon de droite on rencontre l'entrée des anciennes cuisines monumentales qui servent aujourd'hui de bûcher.
A gauche de la cour d'entrée s'élève l'ancienne
Pour plus do détail voir pages 19-2:».
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aile gauche, seul reste <ln château C es! un mélange de l'architecture de Diane, de celle de Louis- Joseph de Vendôme el de La restauration de M. Moreau. Donc son aspecl est quelque peu disparate. Les toits ont été surélevés par Vendôme el la partie centrale de la façade, <|ui forme bossage, est encore son œuvre, connue le trophée guerrier qui en occupe le milieu. Il lit encore détruire les meneaux qui se croisaient dans les grandes fenêtres et enlever les fameuses « grisailles » dont la réputation fut jadis si grande. Les toitures ont dû être refaites par M. Moreau. De la même restauration, en i863, date aussi l'extrémité du bâtiment tourné vers le parc et qu'on a établie à l'imitation de celle qui regarde vers le bourg, et qui en fait une sorte de copie du xvie siècle1.
L'intérieur du château ne correspond plus à ce qu'il était au temps de Diane de Poitiers -. Les modifications de Vendôme et le commencement de destruction des premiers acquéreurs après la Révolution ont simplement permis des restaurations ne visant à aucune restitution complète, mais précises en bien des détails et toujours vraisemblables et acceptables comme style.
C'est le vestibule qui offre le plus de pureté et d'authenticité. Il est l'œuvre de Vendôme. Son escalier et la belle rampe en fer forgé qui l'accom-
1 Pour les détails, voir pages 26 et 90.
* L'aménagement de toute la partie du château qui se trouve à droite du vestibule, et de presque toute celle qui est à gauche date de la restauration de M. Moreau.
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pagne sont bien du xvii° siècle. Les meubles el ornements qui le garnissent, sans être don nos d'intérêt, n'ont rien à voir avec le passé du château.
A droite Ton pénètre dans le salon rouge. Le plafond est restitué d'après d'anciens dessins retrouvés ; un fragment de panneau existe encore. Il possède de beaux meubles, notamment celui qui passe pour être de J. Goujon. La restitution tentée ici est heureuse.
De ce salon on entre dans le petit salon bleu. Sa décoration rappelle Je xvi° siècle. Il possède différents objets d'arts mineurs intéressants, notamment de belles reliures du XVIe siècle et de charmantes bandes de tapisseries au petit point, de la même époque.
La salle de billard fait suite. Le principal intérêt de cette grande et belle pièce réside dans la série nombreuse des gravures et des fac-similé de des sins qui s'y trouvent et dont la plupart se rapportent au château.
On sort de cette salle par une petite antichambre où se trouvent de vieux documents et des débris de beaux vitraux utilisés pour la restauration.
Cette antichambre permet de pénétrer dans la Bibliothèque. C'est une des pièces les plus intéressantes du château, car, bien que moderne elle aussi, elle a été reconstituée avec goût et les portes qui y donnent accès sont faites sur le modèle de Tune d'elles qui date du xvie siècle. Les tableaux sont sans intérêt iconographique. La partit^ la plus remarquable de cette petite pièce est
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la croisée dans Laquelle sonl rétablis les fragments retrouvés des fameuses grisailles. Les sujets se détache ni encore avec netteté sur le fond Lran s parent du verre. Les raccords avec les parties neuves sont habiles bien que, heureusement, l'on n'ail p;i> tenté, par le moindre truquage, de provoquer la confusion entre les parties anciennes et celles qu'il a fallu faire à nouveau. Ces vitraux en camaïeu nous donnent bien, avec leurs sujets empruntés à la mythologie et avec leurs dessins fantaisistes, une impression exacte de ce que nous savons que fut la décoration à Anet l.
A gauche du vestibule se trouve un petit cabinet de curiosités où l'on voit quelques beaux spécimens de vieilles faïences et de cristaux. Son pavement provient du château d'Ecouen, sauf de petits pavés, au chiffre de Diane, qui étaient à Anet.
La salle à manger lui succède. Malgré de belles tapisseries, son principal intérêt vient du petit médaillon de Diane placé sur le manteau de la cheminée. C'est un gracieux travail du xvic siècle. Un beau surtout, en argent, de la même époque orne la table.
Au premier étage, à droite, on entre dans la grande et somptueuse salle des Gardes. Elle est tout entière reconstruite à l'aide de différents motifs empruntés au château. Les peintures murales, sans intérêt, sont depuis quelque temps cachées sous les belles et célèbres tapisseries aux
1 Pour plus de détails, voir pag-es 4<H>2.