L EGLISE PAROISSIALE
marque le début du x\ 1' siècle. Le trumeau ei les deux piédroits du portail y possèdent même, de celte époque, trois petites statues charmantes de grâce ingénue et de réalisme discret.
A la Renaissance d'Henri [I appartient la frise qui court sur les fenêtres des bas côtés el dont la décoration rappelle de fort près certains détails du grand portail du château. Enfin, une série de douze bustes, en très haut relief, occupe les quatre faces du clocher en sa partie la plus haute. Ces bustes portent la marque de l'influenee italienne L'académisme, qui va naître, s'y l'ait déjà sentir, quoique un souci très apparent de vérité réelle el individuelle s'y manifeste. Mais rien n'autorise a y voir des portraits plus ou moins historiques.
Jusqu'en 1840 un autel du xvie siècle subsistait en cette église. Mais il nen reste plus que quelques fragments épars et presque tous mutilés. Ce sont la plaque de Y Ascension et celles des Anges ailés, que nous avons rencontrés au château où elles se trouvent aujourd'hui. Ce sont en plus les deux autres reliefs de la Foi et de la Force que possède le Louvre. Dans celte église aux lignes un peu froides, mais aimable à cause de sa clarté, une décoration de ce genre devait ajouter un peu de grâce élégante.
Au début du XVIIe siècle, un maître-autel riche et polychrome, mais sans fastueux étalage d'ornements compliqués, vienl occuper la place où on le voit encore aujourd'hui. Enfin un banc d'oeuvre,
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en bois très joliment travaillé, comme on Bail le faire au xviii* siècle, mérite de retenir le regard.
Il en est de même pour un tableau de modestes dimensions, une Mater dcrlorosa, dont 1rs ions sobres, la composition simple el L'expression émouvante ne peuvent rester inaperçus, mais an sujet duquel il serait hardi d'aventurer l'hypotm d'une attribution.
En résumé, l'église d'Anet, non dénuée d'inlérêl par elle-même, à cause de ses caractères architecturaux, offre encore l'avantage de s'expliquer par le voisinage du château de Diane de Poitiers et celui de confirmer l'existence de cette école d'Anet dont Philibert de L'Orme fut le maître et le château l'œuvre principale.
Photo Broutt-Diridis.
Carreau de pavage (Collection G Champagnei.