Le chateau d'Angers, au temps du rois René
Le 6 décembre 1866, la Société impériale d'agriculture, sciences et arts, a tenu, sous la présidence de M. le préfet, une séance solennelle. M. le premier président de la Cour impériale, Mcrr Tévéque d'Angers, plusieurs ecclésiastiques, des magistrats et un grand nombre de personnes notables de la ville et du pays, conviés à cette solennité, l'avaient honorée de leur présence.
M. Ad. Lachèse, président de la Société, après avoir remercié M. le préfet d'avoir bien voulu accepter la présidence de la séance, a fait connaître à l'assistance que la Société avait décerné une médaille d^or à M. Godard-Faultrier, pour les découvertes qu'il avait faites dans les bibliothèques de Paris ainsi que dans les Archives de l'Empire et qui intéressent vivement l'his^ toire de l'Anjou, et notamment celle du roi René.
M. Sorin, inspecteur honoraire d'Académie, rapporteur delà commission chargée d'examiner ce travail, en a lu un consciencieux et spirituel résumé. Parmi les documents découverts par M. Godard-Faultrier, se trouvent les inventaires du mobilier de quatre résidences du roi René en Anjou. M. Sorin en a rendu
compte, et a su y intéresser même les profanes, par des remarques savantes, des rapprochements ingénieux.
Après la lecture de ce rapport, accueilli avec une faveur marquée par l'auditoire, M. le préfet a pris la parole, et en quelques mots dits avec ce bonheur d'expressions , cet heureux choix des pensées et des mots dont il a le secret, il a remercié la Société qui l'avait invité, et M. le rapporteur, qui avait rendu un compte si intéressant du travail du lauréat, et a/élicité, dans les termes les plus flatteurs et les mieux mérités, M. Godard-Faultrier de ses succès; il l'a remercié du dévouement avec lequel il consacre son temps et ses soins à l'histoire du pays. M. le préfet lui a remis ensuite, au nom du Conseil général du département, la médaille d'or, que la Société lui avait décernée et que le lauréat reçut au milieu d'applaudissements unanimes,^ qui confirmaient un honneur si bien gagné....
A. BlÉGHY.
(Journal de Maine et Loire, 10 décembre 1866).
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