VÊTEMENTS
Ne pensez pas, Messieurs, que je m'étende longuement sur cette matière, voulant me borner à quelques remarques suggérées par notre inventaire.
Il parait, d'après ce document, folio 12, verso, que l'on mettait en presse les robes des femmes, au lieu de les repasser avec un fer chaud; il y avait en effet un instrument de bois dit grosse presse, qui servait à cet usage.
Au folio 15, verso et fol. 16, nous voyons que l'on portait alors des chaussures nommées patins à la façon de Turquie; qu'avec des peaux de cuir rouge l'on fabriquait des bourrequins (brodequins) et que les femmes se vétissaient d'un manteau rouge et noir. Mais à qui pouvait convenir cet autre manteau de drap noir (fol. 16) fait à la rommaine et à escapuchon ?
L'inventaire ne le dit pas ; il est curieux de savoir qu'en ce temps on se soit ingénié, plus d'un demi-siècle avant la Renaissance, à faire retour vers le costume romain.
J'oubliais de dire, à propos des patins, que plusieurs
se composaient de natte de jonc de Turquie, garnie de
laine rouge et perse, d'autres de cuir doré et ouvré à
la façon mauresque, c'est-à-dire à la mode des Maures
d'Espagne.