‹ Le chateau d'Angers, au temps du rois RenéChapitre 9 sur 36 · JEUX ET EXERCICES · texte numérisé non relu

JEUX ET EXERCICES

A la cour de René, les principaux jeux étaient le ^eu de paume, les échecs, le billard, les dés^ et l'hiver,

]*exercice du patin sur la glace. Rapprochons entr'eux certains passages de notre inventaire, à l'appui de ce qne nous avançons.

Au folio 10, verso, on lit : c En la grant basse salle où est le jeu de paume. »

Au folio 12, verso : € En la chambre du conseil, au bout de la grant salle du jeu de paume, sur la rivière. »

Nous ne dirons rien autre chose de ce jeu, pour ne pas nous répéter.

Quant à celui des échecs, cinq articles disséminés dans notre inventaire le mentionnent de la sorte :

Au folio 1, verso : < Item ung basset sur lequel on joue aux echecqs. »

Aux folio 5 et 6 : « Item plusieurs eschets blancs et noirs. »

e Item ung petit basset à pié sur lequel a uiig eschiquier pour jouer aux eschiecs. >

Aux folios 15, verso et 19 : « Item une petite cassete de boys où il y a ung jeu de gros eschecs de yvoire et plusieurs petis ferrements à faire petites negoseries.

« Item ung petit barril de genebre (genévrier), où il y a de petits eschets blancs et rouges. >

L'origine du jeu des échecs se perd dans la nuit des temps. Quelques savants le font remonter jusqu'au siège de Troie; d'autres en attribuent avec plus de raison, l'invention aux Indiens qui le transmirent aux Perses vers le commencement du vi* siècle de notre ère. Plus tard il passa en Occident et fut en usage dès le xiie siècle. Le nom d'échec paraît dériver du persan schack ou du mot arabe schek, termes qui signifient roi ou seigneur; en effets ce jeu était 'aussi appelé jeu

du roi, parce que la principale pièce porte ce nom.

Pour ce qui est du jeu de billard, voici ce que nou$ lisons au folio 16 : « Item troys billards à antez de boys, deux cuisnes (queues) et deux billes. »

Il est difficile de savoir si le billard du xv« siècle ressemblait au nôtre. Les descriptions que nous trouvons dans les textes, ne sont pas assez explicites.

Le folio 18, verso, nous présente un texte assez curieux sur le jeu de dés : « Item une petite cuvette de boys couverte en laquelle a cinq paires de gros dés et une petite main de boys. »

Cette main de bois est sans doute le cornet, qui servait à lancer les dés sur la table.

Le jeu de dés est très ancien. On en connaît d'ivoire et de terre cuite qui furent trouvés dans les fouilles d'Herculanum. En Suisse, des dés de bois ont été découverts et attribués au séjour des légions romaines.

En ce qui concerne Texercice du patin sur la glace, nous lisons au folio S4 ce passage :

« Item une paire de grans patins de blanc boys ferrés par dessoubz pour aller sur la glace, j^

Au folio 24 : « Item deux esgaloches de fer noir pour aller sur la glace. »

PROnmTS INDUSTRIELS, CÉRAMIQUE, VERRES, TISSUS, CUIRS, IVOIRES, MÉTAUX, BOIS, ETC.

Parmi les objets appartenant à la céramique, nouls citerons en terre de Valence les articles snivantg :

Au folio % verso : « Ung grant plat de terre de Valence ou a au fond un eigle.

€ Item ung bacin de pareille terre ou a au fond ung lyon. >

Au folio 3 : « Ung iavouer à mains. >

Au folio 37, verso : « Ung grand plat de terre blan<^e de Valence à feuillages dorés. »

Autre à feuillage pers.

Au folio 21 y voici venir un vase dont la description rappelle les majoliques : « Item ung... potet de terre fait en manière de gobellet par-dessus ouvré à fleurs et à losanges de feuilles d'or et d'argent. »

Le folio 22 parle c d'ung petit potet de terre ouvré à la faczon de Turquie. >

Enfin le folio 25, verso, mentionne : < Un petit potet de terre à couvercle qui tire sur le porphire à une petite ance. »

Les produits en verre sont les suivants :

Folio 24f, verso : « Item ung petit bas mirouer paint de rouge et dessus le couvercle y a ung soleil. >

Ce genre de miroir était porté sur un pied comme l'indiqué l'article fol. 27, verso : « Item ung grant pié de boys blanc à mectre ung mirouer. »

Jusqu'au xv® siècle, dit M. Cochin, dans son article sur la manufacture de Saint-Gobain (Correspondant, 1865), € les riches se sont contentés de miroirs de métal... Les miroirs de glace étaient réservés aux rois... On oublie trop que lorsque le roi Henri IV envoya Sully en Angleterre, en 1603, il mit au nombre des 'présents précieux un grand miroir de Venise, i» C'était chose bien plus rare encore au temps de René.

C^tte iodusirie ne date en effet que du xive siècle et eut longtemps son principal siège à Venise.

Les objets en verre de Venise étaie^nt trè$ à ia {ço^e. Notre inventaire indique de grandes coupes a jpied, fol. 20, verso, des pots à anqe (pus fabi:iqu(is e^ oeitte ville; il nientionne ayssi, fol. 21 : a Upg ch^dellier dé verre cristallin qui a la bobecbe de pers, dorée» puis des.esguieres de même, un gobelet de verre à esmail blanc, et fol. 27, ui^ pot de verre bleu s^é ^e fleurs de lys. }>

Tous objets aux couleurs douces et chatoyantes qui devaient avoir bonj^ies grâces, étages ^ur les élégaAts dressoirs de cettp époqvie.

Les tissus n'^y^exit p^s finpins d|éclat. ^es riches dr^ps d'qr mori^qyes s'ép^U0iuis3aient sur les coqs^ips, les p^remens et las vêteipen^ de la petite çhapQ^e du roi de Sicile (foL 27).

Lçjinge était fabriqué de commande et maFqf:|é à la croix de Jérusalem, moitié fil noir et mqitié Ql blapc (la Ménitré, fol. 3).

.Les cuirs rouge, noir, jaune, bl^nç, à .Ja façon de Turquie, se métamorphosaient en éc^tajo^s tapis, folio 15, verso; en bottines et brpflpqttins, en h^rnqys à cheval, .garp.is de cuir,l]|^ac;,en cai;reaHxqu cpp^sins € fais à la morisque et aux armes de la .fQpe.rQyne de Sicille (Isabelle de Lprrainçi), fol. .17; » ep riches encriers et même en gibecières ornées.

,^nfin, la brifie de ph^val de >ï^né ét^it pgayée.de depx hpullopsipù é^i^nt i^siarqies qui avaient ,pour supports deux sauvages (foL 18).

Les objets d'ivoire, quoique peut-être moins remarquables, méritent cependant d'être cités.

Folio 5 : « Item ung coffre vieil tout fait à personnaiges disvoire. »

Folio 15, verso : « Item ung grant tablez de yvoille bien marqueté, ouvré à bestes et feuUages. »

Folio 23 : « Ung estuy de cuir longuet tout doré et ouvré, ou quel a dedans quatre bastons d'yvoire faits carrés et semble que ce soit une quenoUe (quenouille) par pièce. »

L'ivoire sculpté, fol. 23, verso, ornait les manches de certains couteaux. L'un de ces manches représentait « un lyon qui tient ung petit enffant. i»

Au folio 24, on lit : « Item une merche d'yvoire au bout de laquelle a une petite virolle d'or esmaillé et y a dedans gravée une double croix de Jherusalem et unR.

« Item une autre merche d'yvoire d'argent au bout en laquelle est pareillement gravée double croix de Jherusalem et un R. »

J'ignore quels sont ces instruments nommés merche, et qui certainement ont été à l'usage de René, comme la lettre initiale de son nom l'indique; toutefois il paraîtrait qu'ils servaient au vin, témoin cet article :

Folio 24, verso : « Item une petite merche de fer pour mercher vin. j

Mercher signifie-t-il marquer ou mécher ? je crois que c'est marquer.

Au folio 27, il est question d'une paix d'ivoire, représentant une Annonciation e( provenant de la petite chapelle du roi.

Parmi les métaux, notre inventaire cite des objets en or, argent, laiton, fer, fonte de fer et plomb.

Au folio 22, verso, il est fait mention d'une « grand boueste d'or à couvercle ouvré à la morîsque et percée à jour. » C'est peut-être d'os qu'il faut lire dans le texte.

Ces objets d'origine orientale étaient alors très-recherchés, les Vénitiens et les Génois les apportaient du Levant.

Au folio 27, il est question de bassins d'argent ornés au centre d'une rose dorée et de bordures de même.

Le cuivre ouvré à la façon de Turquie se métamorphosait en grands chandeliers, fol. 5, verso; en coquemars de laiton à tuyaux, destinés au lavement des mains, fol. 5, verso, 7, verso.

L'airain était employé pour les bassinoires, c'est du moins ce que l'on peUt inférer de ce passage, folio 17, verso : a Item ung chaufTelit darain. »

Parmi les objets en fer, citons des tenailles, une grille à manche qui se plie, des contre-rotissoirs, une escohinne d'acier (égoïne), une grande serpe vougeresse (vouge), « une coutelliere où il y a quatre couleaulx à trencher devant le roy... emmanchés de jaspe, garnis d'argent doré noeslé (niellé); i> citons encore (L un quenyvet, ]) sans doute un canif (fol. 25).

La fonte de fer est représentée par des landiers de grande dimension; le plomb, par une fontaine garnie de deux tuyaux.

La vaisselle d'étain, venue de Lorraine, était comme le linge, marquée à la croix de Jérusalem (Menitré, fol. 7).

Quant au bois, il prend toutes les formes, formes de

gobcilet, de drageoir à pied oisTré de bestes et de fleurs, de patins de bois vuidés dessous (sabote), de bouteiljes à la façon d'Allemagne > de cor ganii d'or, de béniitier ouvré à imayge de Notre-Dauae-de-Pitié, de treteawpour table qui se haussent et se baissent à volonté au ««ovyen de chaînettes, de bâton à main, couvert de {liumes de paon, de torchiers (torchères), de chandeliers .à bobèches, et enfin d'aiguière ouvrée à fleurs, an pied pereé à jour, et au couvercle sculpté, représentant une jeune fiUe qui tient unes patenostres, c'esV-à*di.re un chapelet.

IMPORTATIONS ÉTR'ANOÈRES.

Lorsque, par la pensée, l'on "groupe ensemble les lieux lointains d'où provenaient la plupart des objets de luxe de notre inventaire, on aurait lieu d'être surpris de l'étendue du commerce à celte épeque, «principalement sur les côtes de la Méditerranée, si »l'on ne savait que depuis les temps les plus reculés, :1e négoce avait uni l'Orient et l'Occident. Il sera facile de se rendre compte de ce très^ancien et civilisateur mouvement, ot lisant le chapitre quatrième, 1. 1, de YHistoire -dk fides César y par Napoléon III, chapitre inlitiïlé Prospérité jdu bassin de la Méditeranée, avant les guerres puniquea.

Mais, sans prendre les choses de si haut, b.opnonsnous à dhre que ces rapports, même au point de vue du commerce, n'ont fait qu'augmenter avec les croisades. Dans le dernier siècle, il était de bon ton d'affirmer que ces «religieuses BxpédHioîistreifarentiqu'unegraade

œtivpe fanatique. La vraie science hi&tori<|«e, de nos jours, a fait justice de cétjte manière de voir. Vous pourrez vous en convaincre en j^arcourant les pages d'un livre trop peu répandu de notre savant archiviste, M. Gélestin Port. En effet, dans son ouvrage intitulé : Essai siir rhistoire du commerce maritime de NarbonnCy qui a obtenu une médaille d'or au concours des antiquités nationales de 1853, nous lisons : c La grande secousse des croisades vint donner une impulsion nouvelle aux entreprises maritimes de la Méditerranée. Depuis longtemps les pèlerinages avaient frayé la route qui n'était plus inconnue. Pendant un siècle (950- 1050) il n'y eut si chétive ville qui, de cinq en cinq ans, n'envoyât vers ces pays, sa petite colonie. Le pèlerin se confiait à Dieu, mais il manquait rarement d'emporter avec lui son ballot bien garni qu'ail débitait aux infidèles, et s'en revenait pieusement la bourse .pleine ou la sacoche munie de marchandises nouvelles. On allait à Jérusalem, comme disent les contemporains, par dévotion, par intérêt de commerce ou<pour ces deux rootifh à la fois.

« .... C'était pour les villes du 'littoral une source 'de revenus considérables. Une foire réoiiisiBait, le 15 sep* lembre, à Jérusalem, touis tes pèlerins 'du monde, et un taarché leur était ouvert, icrtfte Tannée, pour le prix de 2 sous d'or. Narbonne fkisait le passage, quelquefois même elle empruntait pour ce service les vaisseaux des chevaliers de l'Hôpital et ceux d^s chevaliers du Temple....

« L'époque des croisades fut pour toutes les villes du midi de France, celle de leur plus grande prospé-

rite. L'établissement des Latins en Orient leur créait des marchés nouveaux et ouvrait ceux des barbares. »

L'impulsion, Messieurs, était donnée, et ce remarquable mouvement, même après la fin des croisades, se soutint, au point de vue du commerce, par l'entremise des Vénitiens, des Génois et des Pisans. Leurs vaisseaux couvraient la mer, leur navigation servit à former cette remarquable école méditerranéenne qui ne dut pas être sans influence sur l'esprit de Christophe Colomb et d'Améric Vespuce, le premier Génois et le second Florentin. Tout se lie, tout s'enchaîne : les pèlerinages enfantèrent les croisades, celles-ci imprimèrent un incroyable essor au commerce ; le commerce à son tour donna le goût de l'inconnu, ce goût mit au cœur du marin l'amour des lointaines contrées, l'amour des découvertes, et vers la fin du xv® siècle, le monde fut doublé. Mais je sens que je me laisse entraîner loin de mon sujet, et que ce n'est pas l'heure de quitter le bassin de la Méditerranée ; nous devons y rentrer pour dire qu'il n'y a donc pas lieu de s'étonner de voir figurer dans nos inventaires, des objets provenant de Turquie, de Tunis, de Venise, de Valence, de Catalogne, etc., etc.

D'ailleurs la maison d'Anjou, par ses rapports continuels avec le sud de l'Italie, était plus à même qu'aucune autre, de se procurer les poteries de Valence, les cuivres ouvrés à la façon de Turquie, les étriers morisques, les cuirs turquois, les verres de Venise, les tissus chatoyants du Levant et les targettes de Tunis.

OBJETS d'art, tableaux, PORTRAITS, TOILES PEINTES, DESSINS, STATUETTES.

Dans la chambre du roy, fol. 1, verso, toujours au château d'Angers, se voyait « ung.beau tableau paint où est Nostre Seigneur que on descend de croix. »

Dans sa chambre du petit retrait on distinguait « ung petit tableau où est l'annonciation Nostre-Dame (fol. 2). »

Dans la même, autre « tableau de Nostre-Dame, mais qui tient son enfant (fol. 2, verso). >

Quant aux portraits, nous avons déjà parlé de celui de Jeanne de Laval, placé dans un bois de lance creux (fpl. 45). Nous n'y reviendrons pas, mais il est bon de mentionner l'article suivant du folio 20 :

« Item unes tablettes de boys à huit feuillets où sont les pourlraitures tirées de plombt du roy de Sicile, de la royne, de feu M. de Galabre et autres seigneurs. »

Que doit-on entendre ici par pourtraitures tirées de plombt?

Seraient-ce des dessins faits à la mine de plomb ou des empreintes en plomb? je pencherais volontiers pour ce dernier procédé, qui paraît franchement indiqué dans le texle suivant, folio 21 :

« Item une emprainte en plomb du feu duc de Millan, Francisco Forcia. »

Les toiles peintes étaient alors très en vogue, notre inventaire en cite plusieurs qui ne manquent assuré-

ment pas d*intérêt. Nous lisons en effet au folio 15, verso :

€ Item ung grant drap où sont paintes les villes de Prouvence et les villes qui sont depuis Prouvence jusques à Gennes.

« Item une autre pièce de toille où est la ville de Gennes en painture.-^

Puis aux folios 16, verso et 17 : « Item deux toilles où il y a en chacune ung homme paint tenant un vouge.

« Item trois autres petites toilles à mectre en une chambre dont en l'une a paint ung paon, ung faisant et deux perdrix, une chevêche, ung cinge et plusieurs aultres chouses. En l'autre est pareiltement paint ung paon, ung fesant, ung oiseau de rivière, deux pots de grubelle, etc.... En l'autre a escrips plusieurs petiz personnaiges à pié et à cheval, ung faulcon, ung connin blanc (lapin) et une ville, etc. »

Je ne sais si je me trompe, mais il me semble que toutes ces toiles ont un certain air de famille avec les goûts de René; elles lui rappelaient sa chère Provence, qu'il aimait tant à parcourir, après l'Anjou toutefois. Elles mettaient sous ses yeux Gênes, la superbe alors, si riche par son commerce du levant, Gênes dont son fils, Jean d'Anjou, duc de Cailabre, avait été gouverneur en i459. Ces belles rives de la Méditerranée, je ne serais point surpris qu'il les eût peintes lui-même, comme aussi ces oiseaux qu'il se plaisait à élever dans ses châteaux : paons, faisans, faucons et perdrix; ne s'occupait-il pas à peindre une bartavelle (perdrix rouge), lorsqu'on lui annonça l'usurpation de l'Anjou par Louis XI?

VioUet-lé-Dnc parle ainsi des toiles paysagées : « Tissu dé fil. La toile peinte était tine des tentures les plus ordinaires pendant le ftiojren âge. On commençait par eoucher un encollage assei épais sur le tissu... et sur cet apprêt on peignait soit des sujets , soit des ornements.

a Dans les premiers siècles de notre ère, à Timitation des anciens, on employait les toiles peintes pour décorer et couvrir les rues lors des grandes solennités publiques. Grégoire de Tours dit qu'à l'occasion du baptême de Clovis, les rues de la ville de Reims étaient ombragées par des toiles peintes. Et encore aujourd'hui, THôtel-Dieu de cette ancienne cité possède une nombreuse collection de toiles peintes représentant la mise en scène du théâtre des confrères de la passion qui datent de la fin du xv« siècle et du commencement du xvie. »

Pour ce qui est des dessins, voici les seules mentions qui s*y rapportent : « Item un cayer de papier où sont portraiz plusieurs morsz de chevaulx, fol. 19.

€ Item un cayer de papier en grant volume ouquel est le commencement d'ung tournoy. »

Peut-être ces dessins étaient-ils les ébauches du Livre des Tournois de René? On sait qu'il le composa après les emprises de Razilly, de Saumur et de Tarascon, célèbres pas d'armes qui eurent lieu l'un en 1446, l'autre en 1447 et le dernier en 1449. Le manuscrit original el illustré existe à la Bibliothèque impériale, sous le n^ 8,352.

Il nous teste à parler de statuettes qui sont ainsi décrites au folio 4, verso :

i Item plusieurs petites yruaiges de terre faites en molle de la passion de Notre-Seigneur et des douze apostres, i trouvées en la chambre du haut retrait du roy de Sicile; elles pourraient bien avoir été de sa composition.

Nous tairons les sculptures en ivoire afin de ne point faire double emploi avec les objets du paragraphe 7.

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