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Louis de Bourbon, comte de Vendôme et de Chartres, seigneur de Mondoubleau, etc., grandchambellan et grand-maître de France, second fils de Jean de Bourbon I, comte de la Marche, et de Catherine, comtesse de Vendôme; marié le 21 décembre i4ï4 en premières noces à Blanche de Boucy, dont il n’eut point d’enfans , et en secondes noces, le 2 4 août 1 4^4 ? à Jeanne de Laval, fille aînée de Jean de Montfort et d’Anne, dame et héritière de Laval et de Vitré.
Il fut fait chevalier, en 1406, lorsque, avec son frère , le comte de la Marche, il enleva sept vaisseaux aux Anglais, prit et pilla Plymouth.
En i4i3,ce même frère, jaloux des avantages que Catherine de Vendôme, comtesse douairière
delà Marche, avait faits en mourant au comte de Vendôme, fondit sur lui avec un corps de troupes, le surprit et le renferma dans une affreuse prison ; mais, au cri de la nature et duremords,il lui rendit sa liberté et ses biens.
Pendant sa captivité, le comte de Vendôme avait fait vœu de pèlerinage aux églises de Chartres et de Saint-Denis : libre , il s’y rendit nu-pieds et en chemise, portant un cierge de cinquante livres, suivi de cent officiers ou domestiques dans le meme état d’humiliation; il se reconnut vassal de la sainte Vierge et redevable d’une rente de 7 3 livres d’or.
En 1 4 1 5 , il fut envoyé à Londres, auprès du roi Henri V, pour détourner la guerre ; mais cette ambassade, malgré sa magnificence, demeura sans succès. Fait prisonnier à la bataille d’Azincourt en i4i5,il s’échappa d’Angleterre en i4a3, et vint offrir à Charles VII , qu’on n’appelait plus que le petit roi de Bourges , sa vie et ses biens.
Il s’acquitta d’un nouveau vœu à Vendôme ; car ce siècle était à la fois celui de la guerre, de la dévotion et de la galanterie.
Il se trouva à la levée du siège d’Orléans en 1429; au sacre du roi à Reims, où il représentait le duc
de Guienne. En i43o, il fit vivement la guerre aux Anglais, s’efforçant de venger Jeanne d’Arc. Il commandait l’armée royale au siège de Montereau, en
Il entra dans la révolte dite la praguerie , et, comme les autres princes qui y avaient pris part , il obtint sa grâce du roi.
En i44o, il avait été chargé de négocier la paix avec les Anglais , à Saint-Omer ; il s’attendait à traiter avec des princes; mais, voyant arriver au congrès l’évêque de Rochester et lord Fanhope, il refusa d’entrer en conférence avéc des ministres d’un rang si inférieur au sien , et il quitta brusquement Saint-Omer. La cour de France approuva sa fierté; cette négociation fut reprise en 1 44^. Le comte de Vendôme, à l’âge de soixante-dix ans, se rendit à Londres en ambassade; mais la mort le surprit avant d’avoir vu couronner ses vœux pour la paix générale : les fatigues du voyage achevèrent de détruire sa santé : il mourut à Tours, le 21 décembre i446.
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