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LAURENT DE MEDIGIS.
(Peint d’après un portrait qui est au Musée Royal.)
Laurent de Médicis, fils de Pierre de Médicis , naquit à Florence en i448-
Digne héritier des talens et de la faveur de Côme de Médicis, Laurent donna, comme lui, l’exemple d’un négociant qui , de la même main dont il réglait ses affaires de commerce , dirigeait le timon des affaires publiques; il sut se concilier l’amour de ses compatriotes, qui lui remirent leurs destinées. Sa puissance excita la jalousie de Ferdinand, roi de Naples, et du pape Sixte IV, qui suscitèrent contre lui la fameuse conjuration des Pazzi. Le complot éclata le 26 avril 1478? dans l’église de Sainte-Réparate ; mais il ne réussit qu’à moitié. Julien de Médicis, frère de Laurent, fut seul assassiné; Laurent, légèrement blessé, échappa aux meurtriers, et la ville de Florence trouva, dans le
danger qu’il avait couru , une nouvelle occasion de lui témoigner son attachement. 11 méritait la reconnaissance de ses concitoyens : il faisait le plus noble usage de son immense fortune; il l’employait à donner des fêtes au peuple, des asiles aux malheureux, des pensions aux savans , et à faire élever de superbes édifices, qu’il décorait de tous les chefsd’œuvre des arts. Sa cour était le rendez-vous de tous les hommes distingués de l’époque; et le surnom de Père des lettres , qui lui a été décerné, atteste la haute protection qu’il ne cessa de leur accorder. Il mourut à l’âge de quarante-quatre ans : c’était trop tôt pour la gloire et le bonheur de sa patrie !
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