Arch. nat.. t
APPÈNDICLS 22;)
Bouloi^iic depuis le mur actuel de ladille uiaison et jardin jusqu'à la lig^ne tracée en rouge sur le plan dressé à cet effet pour en jouir ainsy et de même que la ditte maison cl jardin. vers la ditte requeste. ensemble les brevets des vini,4-huit may mil sept cent quarante-sept et vin<^t-huit octobre mil sept cent quarante-huit cy -dessus mentionné, le plan du terrain énoncé au brevet du vingt-cinq octobre au dit an mil sept cent quarante-huit, et liuis du S. du \^iucel. grand maistre des l^aux et Forets du département de Paris, du trente juillet au dit an mil sept cent quarante-huit, ouï le rapport du sieur de Macdiault. conseiller ordinaire au Conseil royal, contrôleur général des linances. Le Roy en son conseil ayant égard à la requeste a permis et permet à la suppliante de faire enclore et réunir à la maison appellée Bagatelle située dans le parc de Boulogne les deux arpens deux tiers d'arpens et quarantetrois toises trois quarts de toises de terrain dépendant du dit parc de l^oulogne tenant d'un côté au mur de clôture du même parc servant de mur de face à la ditte maison de l^agatelle et de mur de clôture à la basse-cour et au potager de la ditte maison du coté de la prairie mentionnée au brevet du vingt-cinq octobre mil sept cent quarante-huit et ce suivant l'alignement qui en sera donné p ir le sieur du Vaucel. grand maistre des Eaux et Forets du département de Paris, à la charge que la ditte supliante ne pourra couper ni essorter en aucune partie les bois étant sur les deux arpens deux tiers d'arpens quarante-trois toises et trois quarts de toises de terrain en question. Sa Majesté s'en réservant d'en faire faire la coupe à son profit, ainsy et lorsqu'il lui plaira de l'ordonner, en sera le présent arrest enregistré au greffe de la Maîtrise particulière de Paris, pour y avoir recours si besoin est. Fait au Conseil d'l"]tat du roy tenu à Fontainebleau le douzième jour du mois de novembre mil sept cent quarante-huit.
Collationné. Evnard.
Enregistré au greffe de la Maîtrise particulière des Vaïux et Forêts de Paris en vertu de l'ordonnance de Monsieur le Grand Maître, relevé sur les conclusions de Monsieur le procureur du Roy, le onze décembre mil sept cent quarante-huit.
(Signature illisible.)
aimm<:m)I(:I': viii
Notes sur la fanul/c du rn;ir(/iii.s (iiiinol de Moiuonscil.
D'après les papiers de l'iiivcnlaire l'ail à la moiL du marquis de Monconseil nous trouvons :
Aiit(jine (luiiujL
Marj^ueritc t'errand
Ktieiuic-I^ouis- h]lisal)clh Mai-f;ucriU' IlcnricUe
AiUoiuc Guinot
Et dautres pièces que nous citons simplement pour servir à l'arbre généalo<^'ique de la famille Guinot :
1° Contrat, le 11 septembre 1773, entre Jacques-Louis Guinot de Souligiiac, ancien major au réj^'^iment de Beaujolais et Guinot de Monconseil, par lequel ils font une rente de 1.800 livres, au principal de 3().000 livres à la dame Elisabeth Gommier de la Gachetière, veuve de Claude-Nicolas Morel, seigneur de Cremery, demeurant à Tonnay-Charente.
Les mêmes, le i^^ mars 1765, avaient constitué 1.800 livres de rentes à Pierre Denoncourt, membre du Comité perpétuel de l'Académie de chirurgie, demeurant à Paris, rue de l'Echelle, sur une maison sise rue de Varenne, au principal de K) 000 livres.
2^* Le 10 novembre 1788, a été inhumé en le cimetière le corps de demoiselle Suzanne Guinot^ de cette ville, décédée d'hier, avec le secou)'s des sacrements, âgée de 83 ans, iille légitime de Messire Guinot et de Marie-Magdelaine Legay ; présents et témoins : h^lie Potar et Etienne Charron qui seul a déclaré savoir signer '.
3*^ En 1785. la marquise de Monconseil paye 300 livres de rente aux demoiselles Gtz//n>/ deChatelard pour leur pension, sur le trésor roval.
4" M. i\c. Saint-Simon, s'occupa spécialement des biens que M. de Monconseil avait en Alsace. En contrai fait le ^1\) sep-
1. Extrait des registres de lEglise liaroissiale de Saint-Martin de la ville de Pons, diocèse de Saintes. Sij;né : Ferret, curé de Pons : certifié véritable par Jean-François Laurancean. avocal an parlement, sénéchal, Juge civil criminel, grueric, voyerie el de [)olice de la ville de Pons. Gachel Lani'anceau.
AiMM;M)i(:r;s *2-27
lemhre 1774, proNienl (rime doiKilioii et suljsliliilioii du .j lévrier i7().'>.
Un nouvel jk'Ic que voit-i l'iiL l'ail le '2'2 l'en rier 1784 :
VaiU'q ./c<iii-/.()ins Dcsnicr I)archiat\ conilc dcSaiiil Simon. lieutenant général des armées du Koi.et ,/nc(/ues-Loins (lUinot (le .So////('//jf'è(', ancien major au ré|;imcnt de lieaujolais infanterie, demeurant à Saintes, paroisse Saint-Maur et Saint-Miehel.
Au sujet de la donation et substitution au prolit de Ihôpital de Neul-Hrissac ; lescjuels meubles consistent en des maisons, bâtiments, jardins et biens dépendant que possédaient M. de Monconseil sous le nom de F.ivorilc et Un(jiitcllc, près la ville de Colmar.
M. de Saint-Simon aj^issant au nom et pour Mme de Monconseil par procuration du <» janvier 17Sli passée devant Yjts l<'j-jm et Marj^antin, notaires au Cliàtelet.
Autorise M. Guinot de Souli^nac à toucher la rente de 1.:2()0 livres, au principal de :24. 000 livres due {)ar M. de iJruj^es de la ville de (Colmar, ce capital provenant de la vente de liienl'onds et meubles compris dans la donation de M. de Monconseil à M. de Souli;;nac, mal«îré le droit de Mme de Monconseil de jouir sa vie durant de tous les biens comme il est dit aux contrats de mariage de Mme de la Tour du Pin et et Mme la princesse dTIénin.
J^a rente sera versée à partir du 1^^ janvier 178.') sous charj^e de o.jO livres d'aumône avec elle envers rho[)ital de Neul-lirissac *.
APPKNDICK IX
Aclc de uiuriiUjc de M. de Moneuiiseil et de Mlle de Cnrzi}-.
L"an mil sept cent vinj;t-cin((.le vin;^tièmede novembre après la publication d'un banc lait canoniquement à Paris dans la paroisse de Sainl-Nicolas-des-Ghamps et dans celle de Saint- Koch, ainsi ([u"il nous est apparu par le certilicat du sieur Cordellier, vicaire de Saint-Nicolas-des-Cham[)s. en datte du douze de novembre de la présente aimée et par le certilicat Hance, vicaire de la paroisse Saint-Hoch en datte du... et veu
1. Lettres ch; (iuiiiot de SouliiiiiiU' au sujet (l(>s biens d Alsaee du ;2T décembre 178:2 id du 1!» janvier 17<Slj.
'2. Nous devons eel uclc à lidjU^eanee de M. (îailly cie Taui'ines.
228 iiiSKUiti; 1)1. (:iiAii;\i di. i;a(, a i i;i.ij.
la dispense des deux autres bancs accordés par Monsei^^ueur le (Cardinal de Noailles, archevêque de Paris en daLle du douze novembre de la présente année si^rié de Noailles et plus bas Chevallier. Les fiançailles préalablement par nous célébrées avecq les cérémonies accoutumées le clix-neui" du présent mois, veille de la célébration, munis du consentement du sieur Bance vicaire de la paroisse Saint-Roch à Paris en datte du seize novembre de la présente année, du consentement de très haultet très puissantseigneurMonseigneur le duc d'Antin, fondé de procuration pour dame Marguerite de Ferrand, veuve de feu hault et puissant seigneur Antoine Giiinot chevalier seigneur de Montconseil, épousé en secondes nobces de .1/c.vsire Desnier Darchiac chevalier marquis de Saint-Simon, mère de hault et puissant seigneur Estienne Guinot chevalier seigneur de Montconseil et autres lieux et seigneuries du consentement de très hault et très puissant seigneur messire Le Tonnelier marquis de Breteuil ministre Secrétaire d'Etat au département de la Guerre, fondé de procuration pour Messire Séraphin Bioult chevalier seigneur de Curzé, père de demoiselle Cêcile-Thèrèze Bioult de Curzê, ont esté par nous mariés et reçu de nous la bénédiction nuptiale, hault et puissant seigneur Estienne Guinot seigneur de Montconseil et autres lieux, mestre de camp du Régiment de Montconseil infanterie, introducteur des ambassadeurs et princes étrangers près de Sa Majesté, filz de mes^we Anthome Guinot seigneur de Montconseil et de dame Marguerite Ferrand demeurant à Paris, sur la paroisse de Saint-Xicolas-des- Ghamps et damoizelle Cécile-Thérèze de Curzé lille de messire Sé?'aphin Bioult chevalier seigneur de Curzé et de dame Elizabeth Blondot^ demeurant à Paris, paroisse Saint-Roch, lesquels nous avons mariés dans la chapelle du château de Bellebat situé dans la paroisse de Courdimanche diocèse de Sens avec la permission de Monseigneur l'archevêque de Sens en datte du seizième jour de novembre de la présente année, fait au château de Bellehat, paroisse de Courdimanche le dit jour en présence et assisté de :
Etienne de Monconseil ;
Gécile-Térèze de Rioult de Gurzé ;
Le duc d'Antin (fondé de procuration de Marguerite Ferraud, mère de M. de Monconseilj ;
APPFNDICKS 229
De Breteuil (ronde de procuration de M. de (Air/é, père de
la contractante) ;
Mondot de Curzé ;
Fleuriot de Xouilly :
Berthelot depuy ;
Le duc Ma/.arin ;
Hercule de Uohan ;
Hubert comte de la Feuillade ;
d'Autrey.
Samson,
Curé de Gourdimanche.
Sociélé ilramah(/ue de BaçjaleUc^
Lorsque les «grands seigneurs du siècle dernier se montraient en déshabillé dans leurs petites maisons, ils y admettaient leurs intimes et quelques allidés seulement, en évitant de mettre le reste du public dans leur conlidence.
M. de Soleinne possédait, dans sa magnilique collection dramatique, un manuscrit relié en marocpiin bleu, contenant le Recueil des fêles données par Mme la marquise de Monconseil k Sa Majesté le roi/ Stanislas (en 175(5), in-8 de ()0 pages,...
Nous possédons le manuscrit contenant le récit de ces divertissements ; il a pour titre : Fête donnée à M(/r le maréchal duc de Hichelieu, par Mme la marquise de Monconseil à /iaç/atelle, le I S aoust I 762, par MM. Favart et deSanterre, marmscrit in-8 de 90 pp., le volume, mêlé de prose et de vers, contient une sorte de Proloque dont la scène souvre sur le Séjour de Mélisse. Là il n'est permis (pià un seul mortel d'entrer en maître ; le couplet suivant désigne les mérites qu'il doit réunir sur l'air : le Malheureux Lisandre :
Il faut (juo ce guerrier rassemble
l)'inconij)ai'ai)lcs (jualilés ;
A son nom seul de tous côtés
Il laul qu'on s'attendrisse cl tremble;
Qu'il soit volage, lUiiis constant,
I. D'iiprès Artluii- Dinaux, les Socléli's huclinos:. I. i, p. (t(i-7U.
230 nisTOiiii: ni (.ii\ii:\i di: i; \(,a'i liM.i;
Su(j('il)c, allier, doux (;L ^îilniit, Poiii-rcndînil (ù'.iiil cl l'iicclhîs, Qui! sci'Nc r;nnoiii' cii loiil lien, Ml ([ii'il lui (h'-rohc ses .'lilcs.
LWmoiir, sorlaiil (liiii hiiissnti, s'écrie : ,]c l'ai trouvé, c'est Jticliclicii !
Après le Séjour de Mélisse vieiil un pot-pourri intitulé : Vif, dans lequel, parmi plusieurs complinients adressés à Hichelieu on trouve celui-ci :
Après avoii" bien dépeuplé, Il ira dans maints climats, Afin de réparer les dég-âts, Qu'auront causés ses combats.
L^ Aman (-Jarretière, qui vient ensuite, est une chanson sur Tair Colin la, lala. l'a baisée, beaucoup trop décolletée pour qu'on en puisse rien citer. La Glacière^ et VAmiiul- Ilorloge, formant deux pièces chantées qui terminent ce divertissement.
Suit enfin V Amour naïf, parodie d'Annette et Lubin, pièce en un acte mêlée de couplets et terminée par un vaudeville. Parmi les chanteurs... on voyait... Cailleau, libraire et poète fort <^ai, dont Pig-ault-Lei^run a tracé un portrait assez vrai dans son hnfani du Carnaval.
Mais dans tout ceci, il n"est nullement question de VOrdre de Bagatelle.
Harangue du Macjister du village au Roy.
Sire, excuse/ si j'venons pour avoir l'honneur de vous saluer; c'est que j'suis ne vous déplaise, Jean Giroux l'jMagister du villa^L;e. C'est aujourd'hui, la fête du lieu ; et quand ça n'ia s'rait pas, il suffît, que N^otre Majesté est ici, pour que ce soit la fête de tout Icanton. C'est en vertu de ça. Sire, que rProcureur fiscal, leMar<;uiller, l'Bedeau, rCoUecteur et toutes les grosses têtes d'not' paroisse avons fait une assemblée
en magnière d'arcademi, à r'a lliii dafTisloler un" /aran^ue en façon de compliment d'particitation pour inviter \'ot' Majesté, Sire, à venir à la foire du villajj^e. Ils avont fait la dessus tarabusté l'invention d'ieur çarvelles pour trouver queuq'rhose dij^ne d'être capable d"célél)rer vos louantes ; mais après avoir bian ruminé, il s'est trouvé que ces <i;-rands esprits n'étiont sus vot' respect que des bétes, com' ça s'pratique.
C'est qu'c'est vrai, quand il s"a<;it de louer (jueuq" zeun qui est au-dessus dla louante Tplus habile n'est morgue qu'un sot : et pis qu'est c' qu'j' dirions ? Qu'ous êtes un ^rand Roi, et par dessus çà, un ^rand homme? VA pis qu'ous êtes une merveille, [)us merveilleuse encore qu' toutes les merveilles qu'ous ave/, faites? «j-nia pas d'enfants qui n'en dise autant : et i)is s'il fallait conter toutes ces merveilles-là. j'en aurions pour d'ici à demain.
Toussaint Crochet not' greflier qui fait toujours le capable et l'obljerius à cause que son cousin issu d' f]:^earmain est f^arçon limonier chez l'Opéra a ditcom'çà qu'on trouvait d' l'esprit tout fait à l'usaj^e d'toutl'monde et qui «;niavait qu'à commandoi' à Paris un compliment bien troussé sous les charj^niers des innocens, et qu'il éliont tretous i\Qs dindons d' vouloir faire d'ia dépense d'esprit pour queuq'/.eun qui en avait pu qutout l'monde ensemble, et qui en baillait à tous ceux qui l'approchiont. Tatij^'ué c' s'rail porter d'iiau à la rivière, on n'refj^ard'pas V soleil avec des lanternes.
Tenez, ai-je dit, <;nia que l'cccur ((ui parle et quand c'est li qui nous mène, on n'va pas par quatre chemins, il n' faut pas tant d" beurre pour faire un quarteron, et bonté et ave, va comm' j'te pousse, tant y a que c'est moi qui parlerons au bon roi Stanislas.
H Toi m'a dit Crochet ? — • Moi-même. — Xante t'en-zen ; jarnijj^ué, j'suis un vivant dtout C(eur, VA qu'est-c'qu' j'crains donc ? C'est une majesté qui est si bonne, qu'elle écoute un enfant qui li parle; et tantiqueune j'm' fais fort d' l'en^aj^er à v'nir chez nous dà !
,r<;ap^e tout not' vaillant qu'ça n's'ra pas, me lit Toussaint (^.rochet; tope tout not' vaiUant ce li lis-je. j' n" rep^rettions pas not' foi-tune ; j' s'rons trop payés par l'plaisir d' l'voir. h't bian, s'il n'viant pas ce li lis-je. j" n'ret^rett'rons que sa présence, l'^.n lin finale quand on a vu la fermeté d'ma résolution.
232 iiis'i()ii;i; di ciiaiiiai di; i; \(.,\'h;lij:
on ma envoyé en forme d' depilé vars \V)l' Majesté, Sire, cf sans chercher midi à 14lieures, j" v'nons vons prier \h... tout à h\ bonne franquette d'nous accorder l'honneur qu j demandons d' v'nir xow la foire du N'iUa^e.
Air : CariHon (le Mcrluzine.
i,i: CAiULi,ONM:ri5
Sire, si vous le trouvez l)on,
Je suis rCarillonneur Simon ;
C'est moi qui chaque jour de fête.
Carillonne à fendre la tête.
Don, don, don, don, don, don, don,
Et j' vous fét'rons com'not'patron.
Duo des Cloches de Ninelle.
Le Carillonneur et sa femme.
LE CARn.LONNElH
A quatre lieus à la ronde
S'entendra not' Carillon Don, don, don, don ; Mais toutes les cloches du monde Font moins de bruit que votre nom.