Arch. liât., T
reste un quart de lo<;e à la Gomédie-Italienue, loge n'' 2. au quatrième, côté du roi, et qui lui coûtait 300 livres par an '.
Le résultat de la vie séparée que menaient les deux époux fut que chacun fît de telles dépenses, que le prince poui- sa part devait le l'^'' octobre 17î)0 : 1-U.890 livres, (i sols, 1 denier. VA que le sieur Caillou chargé de mettre de l'ordre dans ses affaires n'arriva qu'à de piteux résultats, les dépenses excédant toujours les recettes-.
Le prince et la princesse d'IIénin étaient du reste séparés de biens par sentence rendue en la chambre du conseil du Chàtelet, le 5 juin 1784.
La vie à la Cour que menait la princesse l'engagea également à faire des dépenses assez considérables. Dès l'année 1773, Mme de Monconseil était obligée d'emprunter 75.000 livres pour payer les dettes de sa fille.
h]lle ne pouvait pas se contenter des nouveautés vendues dans les boutiques de Paris, Très éprise de toilettes, le lOmars 17(S5 elle fait remettre au capitaine du vaisseau Le Dauphin qui arme pour la Chine une liste d'objets de toutes sortes et principalement d'étolfes de soie, ainsi qu'une somme de 5.87G livres d'avance, avec une recommandation au capitaine, celle de ne rien omettre et de ne pas regarder à la dépense ^
Il en est de même pour ses bijoux. L'enfant gâtée de Mme de Monconseil devant assister à une fête, emprunte à la comtesse de Simiane quelques-uns de ses bijoux, notamment une paire de Mirza consistant en chacun dix pierres fines et une boucle de ceinture moulée de vingt-six pierres iines et une plume de héron (7 juin 1787).
Mais la maison de M. Leroy de Chaumont avait fréquemment besoin de réparations qui étaient faites au compte de Mme de Monconseil. Les mémoires des entrepreneurs sont vérifiés et abaissés par Bélanger, le premier architecte du comte d'.Artois. C'est Briant, le serrurier '' ; Dupeux, l'entrepreneur de maçonnerie, demeurant à Passv rue de ri\t;lise;