Id., T. 20(i
'À. Id., T. 20(i^^ Le mémoire, \ érifié, s'élève à la somme de SG") li- \ Tes 10 sols, (> derniers.
4. Le conciei'^''e lui de 1774 à 178G un sieur Joly ; cA de 17S;> à 1790 un sieur Lajou.
Baudrv. maître d'hôtel, premiers domestiques de la maison qui suivaient la marquise dans ses déplai^ements.
Au premier éta^e, la chambre de la marquise donnant sur la rue communiquait à deux cardes-robes, Tune sur la cour, l'aut-^e sur la rue ; en dehors de la chambre de MmeTournon, était la chambre de Mme la princesse d'IIénin, la lille choyée de Mme de Monconseil, Bijou ; cette chambre en alcôve était encadrée de deux niches qui servaient de garde-robe.
Dans noire Jli.sloire de Bacjalellc, nous disions en parlant de Mme la princesse d'IIénin : «Sa réputation lut attaquée en deux occasions ; d'abord au sujet du chevalier de Coigny, et ensuite du marquis de Lally-Tollendal. La première de ces médisances l'ut à peine fondée, la seconde devint respectable, cnv il s'ensuivit une amitié dévouée qui dura jusqu'à la mort'... »
Si la première de ces médisances ne dura j^uère. elle l'ut cependant fondée. M. le chevalier de Goigny avait un vaste appartement au deuxième étage de la maison, au-dessus de celui de Mme la princesse d'Hénin. Cet appartement se composait d'une chambre, d'une alcôve, d'un cabinet, une garderobe, ainsi que d'une chambre pour son domestique. Jetant le seul personnage qui habita la maison en dehors de la domesticité, nous croyons qu'il vaut mieux ne pas insister.
A ce même étage, mais alors du côté droit, était le cabinet de M. Battaise, le commun pour les domestiques, une grande chambre, une garde-robe, la chambre du vieux domestique Jean-Théophile Sibille, valet de chambre, qui malheureuse- ' ment n'a laissé aucun mémoire, celle des femmes de chambre et celle des femmes de Mme la princesse d'IIénin.
Tandis que Mme de Monconseil gardait auprès d'elle sa lille chérie et M. le chevalier de Coigny, sa lille aînée Mme de la Tour du Pin était exilée à l'aile droite dont elle occupait le rez-de-chaussée et une partie du premier étage. On trouvait à ce re/.-de-chaussée la chambre de la comtesse, la chambre de Mme et de Mlle Melede, celle de sa femme de chambre sous l'escalier, la cuisine, l'office et la chambre du
1. Vie de la princesse de Poix, pac la viconUesse de Noailles sa petite-fillo, publiée en 185.*) piw Mme la duehcsse de Moiichy, lille de la vicomtesse de Noailles. liibl. nat.. Ln-" Kili.j. i).iMi-::\S.
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cuisinier, laiidis (jiic le pi-eiiiier éUij^e se j);irt;i;^eail en quatre eliambres ou «cardes-robes, à lusa^e des invités.
Autour de la maison récriait un petit jardin entretenu par un sieur Hassot. Mais voici Louis X\'I marié, et la reine lait de fréquentes visites au château de la Muette où elle passa sa dernière nuit, avant de se rendre à V'^ersailles qui devait lui donner tant de joies et ses premières douleurs.
Mme la princesse d'Hénin était dame du palais de Mai'ie- Antoinette et l'accompaj^nait à la Muette, tandis que le prince d'Hénin, capitaine des «gardes du corps du comte d'Artois, accompagnait ce prince à Baf,^atelle, qui devenait si «gracieux sous la baguette magique de Bélanger. II est bon de dire que si la princesse dllénin avait des attentions pour le chevalier de Goigny, son mari en avait de plus connues pour Mlle Iiaucour, la célèbre tragédienne. Elle recevait de lui une rente viagère de 18.000 livres comme nous le prouve une quittance signée de sa main en date du 1*^'" janvier 479:2 et dont voici la teneur :
(( Je soussignée, reconnais avoir reçu de M. le prince d'Hénin la somme de 48.000 livres pour une année de la rente viagère que jai sur mon dit prince, laquelle échoie le dernier décembre mil sept cent quatre vingt onze ; la présente quittance annulle toutes celles que j'aurais pu donner dans le courant de la dite année quatre vingt onze tant au nom de M. le prince d'Hénin qu'en celui de M. Happey son chargé d'alFaires. Paris ce premier janvier mil sept cent quatre vingt douze.
(( i)i: Raucour. ))
La tragédienne avait alors trente-neuf ans.
Le dernier paragraphe de cette quittance s'explique en ce que Mlle Raucourtpaya son peintre M. Aubert en mandats de M. le prince d'Hénin sur M. Happey et acceptés par lui. Le premier de ces mandats de i200 livres payables le 80 juin 1791 ; le deuxième également de 200 livres payable fin août : et le troisième de 147 livres, payable fin octobre de la même année i.
Le prince d'Hénin qui habitait alors rue Royale, avait du