‹ Le Château de Bagatelle, 1715-1908 d'après les documents inédits des Archives nationales, des Archives de la Seine et des mémoires manuscrits ou imprimésChapitre 22 sur 146 · Ce régiment devint le régiment de Laslic · texte numérisé non relu

Ce régiment devint le régiment de Laslic

3. Arch. nat., t. :20(j'-''. C^e contrat de mariage, 13 j)agcs sur parchemin, portant le timbre de la généralité de Paris, i)oi'te les dates des i'2 et 17 novembre 17-o.

MADA3II: DE 3I0NC0INSEIL A BAGATELLE 3l

l'acte de mariage, on [)cut citer : le duc d'Aiitiii, fondé de procuration de Marg-uerite Ferrand, mère de M. Guinot de Monconseil ; M. de Hreteuil, fondé de procuration de M. de Gurzé, père de la contractante ; M. Mondot de Cursay ; M. Fleuriot de Nouilly ; MM. Berthelot (Icj)Hi/ et l^erthelot de Haye ; M. Sourdes de Clial)aner ; le duc Mazarin, Hercule de Rolian, Hubert, comte de la Feuillade, d'Auti'ay, et même M. de Voltaire'.

Ce fut Sanson, curé de GourdinKuiche-, qui les bénit.

M. Gailly de Taurines ', qui raconte fort joliment ce mariag-e ajoute : « Une union parfaite ne ré*j;"nait pas dans la famille de la mariée. M. de Gursay, son père, pour ne pas se trouver en présence de sa femme, avait cru devoir s'abstenir de paraître au mariage, et avait envoyé par procuration son consentement. » — (juoi î le père de la mariée n'est pas ici? demandait ({uelcprun avec étonnement. — Non, répondit un ami de la famille, mieux au fait de la situation, il est parent de trop loin '\

Etienne Guinot ', marquis de Monconseil, avait été page du roi en 1707, puis mousquetaire en 1713. Nommé enseigne au régiment des gardes françaises le 3 1 mai 1717, il fut promu lieutenant au même régiment le 9 novembie suivant. 11 avait son régiment depuis le T'" février 172'), date de sa commission.

On raconte'' que la rapidité de sa carrière tenait à ce qu'un jour, alors ([uil était page de Louis XIV, il avait lailli brûler la perrucpie du roi avec le flambeau que Sîi charge lui donnîiit 1 honneur de porter. Et qu'il n'avait qu'une passion, le jeu à la mode, le biribi, ([ui lui avait valu le surnom de Uoyal-l^iribi '.

1. Le Xouvouu l)i;il()(iiii; (h's /ho/7.s. p. 181. X'oir cet acte de mariaiic, aj)pendice ii" U.

-. ('oinnuine de Coui'diinaïu'lio. i''\èilié de Sens.

;'). Aventuriers et Feiniiws de (innliié, Haehetle. l'.idT.

i. Malliieu Marais, L III. p. ;>77.1elli*e du Ili décembre M'I-k n" XLIl. dit : « Mlle de (Cursay cpouse M. de Moiicoiiseil, (pii est jiraïul veiieui' du roi Stanislas. e( sa feuinie sera dauu' triionueur de la reiiu'; les niédisauls disent ([ue ^L de Cursay n'est point de la noce parce qu'il est parent trop cloii^nc, c'est une épi^ramme. »

Page 1