lEnires de Voltaire^ cd. (larnicr. t. 11. p. -7!>, note
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La jeune (''pousée a\'ail un autre eai-aclère. Sa rncre. plus connue sous le nom de " la helle Muje do (^ursay » ^ lui avait appris h; jeu des inlrii^ues de cour, nécessaire pour y faire son clieniin.
Mme du DelTand, dans sa jolie lettre à Horace Walpole du 23 mars 1777, (jui commencer par ce vers : Je L";u coiiihlô (reiinuis, je Teii veux accal^lei-
parle d'une correspondance suivie entre Mme de Monconseil et Milord Ghesterfield, et, sans insister, ajoute : « M. de Gursay, père de Mme Monconseil, était ^gentilhomme, frère de Mme de Pleneuf, laquelle était mère de Mme de Prie. Je ne me souviens pas aujourd'hui quel était le nom de Mme de Cursay ; elle était certainement peu de chose ; elle avait de la beauté, beaucoup d'impudence et d'intrig-ue ; elle avait été entretenue par un nommé Auguerre \. qu'elle ruina, qui se retira à Saint- Germain, et devint amoureux de la Desmare, comédienne, qui le lit subsister et qu'il épousa. Je prétendais qu'on avait dans sa cuiller le portrait de Mme de Gursay et de Mme de Monconseil ; de la première en se regardant dans le large, et de la seconde, en la prenant de l'autre sens. »
Le mot est piquant, car Mme de Monconseil était fort maigre et peu attrayante de corps, mais sa mère veillait et lui m.eublait l'esprit.
D'Argenson se charge de nous renseigner sur les premiers pas qu'elle lit dans le monde :
M. le j^arde des sceaux Ghauvelin a eu les bonnes «grâces de Mme de Monconseil au commencement de son ministère ; il ne lui est pas aisé d'avoir des entrevues secrètes avec des