CHOEUR
La bonne aventure au gué, La bonne aventure.
NorvErj.Ks Fr/n:s données a uacatelee
Sire, donne/, voire ni;iin, Je vous en (.'onjure.
^^ous saurez voire destin.
Je dis mieux quaueun devin La bonne avonture au ^iié La bonne aventure.
J'y vois un rare trésor.
C'est une âme pure (Jni chez nous ramène encor I^es beaux jours de l'A^e d'or.
La l)oune aventure au g'ué.
La Ijonne aventure.
Le eiel a versé sur vous Ses l)iens sans mesure :
X'^ous les répandez sur nous, l^t vous procurez à tons La bonne aventure au };ué, La bonne aventure.
\'ous ^•ivrez encore cent ans, J'en tire l'augure.
Va de vos petits-eufans Vous verrez les descendans.
La bonne aventure au ,u'ué, La bonne aventure.
Vous les verrez prospérer.
Leur fortune est sure.
Or, tous vous saurez montrer L'art de se faire adorer.
La bonne aventure au ji^ué, La bonne aventure.
Leur saj^esse éclairera La race future.
Kn eux on retrouvera Les vertus du <;rand-papa.
La bonne aventure au j^^ué, La bonne aventure '.
t. Il y a oncoro (juatre cou])lcfs que nous ne reproduisons pas.
74 iMSTorRK i)i: cfiaikai di; uacatiaa.f.
i/\M(iiji{ (cil hohômiciiiw)
l'oiis les cn'iirs vous sdiiI soumis, L'amour vous Tassure ; Si ce terme m'est permis Vos sujets sont vos amis.
La bonne aventure au^ué, La bonne aventure.
D'une boliémienne en ce jour J'ai pris la li<^ure, Non pour jouer quelque tour, Mais pour vous l'aire ma cour.
La bonne aventure au gué, La bonne aventure.
Gela se termina par un chœur, et les Bohémiens s'en allèrent en chantant la bonne aventure.
Outre les fêtes données en l'honneur du roi de Pologne, il faut citer celle qui fut donnée à loccasion de la convalescence de Mme de Polignac, sa sœur, et de Mme de Blot, sa nièce.
Des Savoyards jouent dans la cour de plusieurs instruments tel que vielle, flûtes à rognoUjOrg-ues, triangles, etc., tandis que d'autres crient en montrant la curiosité, d'autres la marmotte en vie, le plaisir des dames, etc.
Ils entrent alors en dansant, et Mme Favart en marchande de croquet, chante quelques couplets, ainsi que Mlle Baletti costumée en Savoyarde.
Gomme intermède, M. Baletti l'aîné et Mlle Gatinon dansèrent une contre-danse; puis, Mme Favart, habillée en marchande de petite loterie, chanta de nouveaux couplets et présenta son corbillon k Mme de Polignac : « Allons, Madame, tirez k ma petite loterie ? » Mme de Polignac tire, et amène une suite de huit nouveaux couplets. Mme Favart présente alors son corbillon à Mme de l>i()t qui tire et amène les couplets que voici :
Vous avez mis en grand courroux La reine de Cythère.
NOUVELLES FÊTES DONNÉES A lUGATELLE TTj
Gomment, dit-elle, plus que vous
De Hlota Fair de plaire?
Mon orgueil en est irrité.
Qui voit cette mortelle Aussitôt traite ma beauté
De Ha<;atelle.
On l'orme à Tinstant le dessein
De vous ravir vos charmes, Bientôt un infernal essaim
(Contre vous prend les armes.
« Vénus, nous servons les projets,
Dit la troupe cruelle.
c( S'il ne faut qu'elFacer ses traits,
C'est Baj^^atelle ».
Un monstre échappé des enfers
Conduit par la vengeance De son souille infecte les airs
l^t contre vous s'élance.
I/amour qui ne vous quitte pas
Vous couvre de son aile.
Ne craig"nez rien, dit-il tout bas ;
C'est Bagatelle.
Il épure avec son (lambeau
L'air qui nous environne, Et par ses soins d'un jour nouveau
A'otre beauté rayonne.
Ce dieu vous rend à vos désirs
Et plus fraîche et plus belle \'ous ramène avec les plaisirs
A Bagatelle.
Le corbillon fut ensuite présenté à Mme de Baye, puis à Mlle de Monconseil, — Tirez aussi charmante blonde... — et Bijou tira une chanson qu'une petite Savoyarde lui chanta.
Puis les Savoyards terminèrent la fête par une contredanse.
/«> IIISKHin; 1)1 CIIAlIvM l)i; UACA'I KLI.K
Cotto même année, — l.i dernière, du reste, oii Mme de Monconseil donna des fêles, — un divertissement eut lieu en riionneur de Mi^r le duc (rOrléans.
Venu passer (juehjues lieui-es dans les jardins de l^aj^atelle, il y accepta à soupei' et ne l'ut pas peu surpris, le souper étànl Uni, de voir entrer dans la salie un sorcier. Colas \ qui^ sadressant successivement aux personnes de rassemblée, leur chanta des couplets faits exprès et sadressant k M. le duc (l'Oi'léans, puis à Madame, et ensuite à Mme de Polignac :
Sans chagrin d'aucune affaire Sans souci d'aucun micmac La joie est plus salutaire Que Tart du docteur Pibrac.
l^h ! ziste, /este Leste Preste
V^ive Polignac 1 On chérit votre caractère De plus en plus vous sçavez plaire Croyez en mon almanach.
A Mme de Blot :
Eut-on le cœur plus dur qu'un roc On aime cette belle blonde...
A Mlle de Monconseil :
Certaine ardeur vous enflamme Mille amours sont dans vos yeux Mais un seul règ^ne eu votre âme Où peut-il se loger mieux?
Déjà l'hymen vous réclame, VA selon votre désir Dans peu vous serez Madame, Çà vous fera bien du plaisir.
A Mme de Monconseil :
A votre goût rien n'échappe Tout en vous est sentiment Par un trait qui toujours frappe \'ous réveillez l'enjouement...