‹ Le Château de Bagatelle, 1715-1908 d'après les documents inédits des Archives nationales, des Archives de la Seine et des mémoires manuscrits ou imprimésChapitre 5 sur 146 · Arcli. ua(. \V · texte numérisé non relu

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VI VUiA-ACE

lui c/p'f, <^ii '"•s7 ccrluiii (HIC Mndcinnisclli' ;i((iii'il l;i maison ilu Polil-Mndrid en 1 7,i.V ; ''if/f/i/u/i/ son donininc avec { au/o/'isa/nni du roi ^ en :i(lii'l;inl de ii()iirciics iorrcs. Le il sepi . ///A) // /// d;u/ir A/if//:i/id . /'e/zinic du maître des recjueles et à Monsieur leur /ils ntincui-: jiuis un eehanf/e enire Mademoiselle el les d.unes de .SV-^'y/-, le ,W sept. I7,i7 ; un autre le 9 sept. //,>,> entre Mademoiselle et Adrien-Alexandre Millin de (irandmaison et Marie-Anne Etienne Lui/'on, son épouse ; et enfin un échancfc en 11 dO entre Mademoiselle et M. Lepelletier de Rosambo.

Citons encore le procès-verhal de mesuracje, arpentage et toisar/e, fait par ordre de M. le duc d'Antin, ministre d'Etat^ par le sieur du Bois, f/éographe, arpenteur ordinaire des Bâtiments du Roi, des bâtiments, cours et Jardins occupés à Madrid par S. A. S., par M. de Bullij , M. Barbie (sic), Mme Bideau, Mme la marquise de Briqueman et Mlle de la C hausserai] e'-.

Mais ce qu'il y a de certain^ cest que Bagatelle fut clos de murs vers 1739. La propriété sapjpuyait d'un côté au mur du J)ois de Boulogne ; le mur particulier ne l'enveloppait pas, car, jusquen fS3,)y le Petit-Madrid appartenant à cette époque à M. Doumerc^ avait un mur, et du même côté. Bagatelle n avait qu'une haie. Une route charretière les séparait.

A Vap)pui de ces dires, nous pouvons donner deux documents plus récents, émanant tous deux de la Préfecture de la Seine, domaines nationaux, et nous y voyons que la direction des domaines ne confondit jamais les deux propriétés du Petit-Madrid et de Bagatelle.

Le premier de ces documents est l'acte par lequel Mme de Flamarens est réintégrée dans la jouissance de

1. Arrêt du Conseil du 13 septenil)ro 1735 p.ir lequel Mademoiselle donne auTrésor Royal la somme de 14.000 livres, aux sieurs de Biron et de Pezé la somme de 30.000 livres ; il est bien relaté dans cet arrêt que Mademoiselle ne pourra être dépossédée. L'arrêt lut enrcf;istré lel8jan\ier 1736. La quittance du Trésor royal est du 14 novembre 173.") et son enrefiistrcment du ^3 novembre.

2. Cet arpentage comporte un plan où Bagatelle n'est pas compris. Arch. nat. U' 4. Il y a 46 arpents, o pièces '/j, pour une valeur de 10.511 livres 10 sols.

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/;/ nuiisoN du Petit-AIra/rid, cl on // /// li\'< jiussik/oh siiivants :

« Vu la dccUiralion fui le le 13 f/erminiil an 7, en exécution (le Varticle J3 de In loi du 1 i ventôse nn 7 relative aux doninines eiKfiKjés pur KHsiihelJi-Olinipe-Louise- Armand e-l'\'' licite I)uvi(fier.j'pouse séparée^ quant aux biens, (rA(félisaS'Joseph-(trossoles Flaniarens^ demeurant à Paris, rue \arennes... (ju'elle possède une maison, hàtiments^ cour et Jardin et dépendances, ensem/jle un enclos planté partie en hois et hosrjuets situé dans le bois de Boulogne , entre les maisons de Madrid el de Ba«i;'atelle, tenant d'un côté au nord par le mur de la cour aux murs de Madrid, au levant au chemin de Bagatelle, au coucliant à la prairie et au sud à Bagatelle, le long duquel Bagatelle règne un passage charretier entre ledit Bagatelle et le mur de la propriété déclarée, lequel passage dépend de ladite maison..., que ce domaine a été originairement aliéné à titre d'engagement par arrêt du ci-devant conseil du roi du l.S septembre l73o à Louise- Anne Bourbon Gondé, qui en a fait construire et enclore la majeure partie... »

Nous voici donc d'accord au sujet des constructions que fit faire Mlle de Charolais au Petit-Madrid, et non pas à Bagatelle.

Le deuxième document est la clause additionnelle du ca/iier des charges au sujet de la vente du domaine de Bagatelle à Lord Ilertfort en IS^T), et dans lacjuelle les jtassages suivants nous intéressent : la propriété du Petit - Madrid appartenait encore à M. Doumerc :

« Mlle de C/iarolais en obtint rengagement (propriété de M. Doumerc), moyennant le paiement d'une finance de jJ.Odd livres par arrêt du conseil du 13 septembre 113,). A son décès, la propriété passa à M. le prince de Conii, son légataire. Kn 11 S^2 , ce prince la vendit à Mme de Maurepas., qui plus tard la donna à Mme de Llaniarens... dans le procès-verbal du /;> germinal an 9 les tenans de l'immeuble (/ui appartient au sieur Doumerc, sont ainsi indiqués :

« // fient premièrement du côté du levant au bois de Boulogne parle chemin de liagatelle; deu.rièmemeni ^ du

X PI» i^:KAf:i:

cauchiinl à lu pruiric f/ui horde liLSclnc cl nu rhc/iii/i de Neul/lj/ à LnuffcJiiimp ; Innsirmciiirnl du midi nu pjissapfe commun, cul rr cpIIp j)r(tpri(''l(' cl celle de JiiKfiilelle • f/unl/'iènic/ucul cu/iu nu nord ,'iu sieur AlhcrI. ;ic(iuéreur du chiïlcau de Mndrid .

« Au delà du mur de clnlure, du côté de liar/filelle, est un passnrfe commun aux deux propriétés ; il sert d entrée à la hassc-cour et au logement du jardinier. Il communique au chemin de Bagatelle ; il a huit mètres dixsept centimètres de larf/eur ; il est horde de deux rangées de trente-deux marronniers.... jjassar/e appelé route de la Croix-Catelan, qui séparait les deux propriétés^... »

Donc, de 1739^ époque où le Petit-Madrid fut clos de murs, à 18St), il y eut toujours une séparation entre les deux propriétés de Bagatelle et du Petit-Madrid, séparation formée par la route dite de la Croix-Catelan.

Mais, pour revenir à la première période, iJSo-iJiS, seule époc/ue pendant lac/uelle Mlle de Charolais aurait pu hahiter le pavillon de Bagatelle^ ouvrons à nouveau les Mémoires du duc de Luynes à la date du vendredi 6 août 1745.

« Mardi dernier, S de ce mois, Mesdames furent à Chaillot, au pavillon de Mme la duchesse d'Orléans, où elles firent une espèce de collation, ou plutôt un souper.

(( Le lendemain, Mme la Dauphine et Mesdames furent a la chasse au hois de Boulogne avec les petits chiens du daim ; Mesdames étaient à cheval, suivies de pjlusieurs dames aussi à cheval et d'une calèche où étaient Mmes de Tallard, de Brissac, et deux autres dames. Il ij avait trois calèches pour Mme la Dauphine . Après la citasse. Mesdames allèrent descendre à Madrid dans la maison de Mlle de Charolais^ où elles soupèrent. Pour Mme la Daupliine, elle s'en retourna immédiatement après la chasse ; on a été étonné ^tz 'étant aussi près de chez Mademoiselle elle n'y soit pas entrée. »

Il faut remarquer ici que Mme la maj'échale d'Estrées était morte depuis le 1 1 janvier 1745. Par conséquent ,

1. Arch. (If la Seine, 130."). On Iromera ce documenl au complet sous le tilre : Clause additionnelle, appendice n" 8U.

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