‹ Le Château de Bagatelle, 1715-1908 d'après les documents inédits des Archives nationales, des Archives de la Seine et des mémoires manuscrits ou imprimésChapitre 6 sur 146 · PREFACE XIII · texte numérisé non relu

PREFACE XIII

s'il est une époque où Mlle de (Juirolais eut pu posséder Baf/atelle, c'est bien en Vimnée J14!)-il U). Cependant^ c'est encore à Madrid que vont Mesdames pour souper.

Ainsi dans aucune pièce manuscrite, dans aucune relation écrite par des personna(fes de répoque nous ne trouvons le nom de Mlle de (Jharolais alliée au nom de Ba(jatelk\ mais bien à celui de Madrid.

Comme nous faisions part de ces documents aux membres de la (Commission municipale historique et artistique de \euillf/-sur-Seine — Jiaf/atelle est sur son territoire — et spécialement à MM . Bournon et Ci/'caud , qui étaient présents^ ces messieurs /'estant sceptujues nous dirent que la meilleure preuve que nous pourrions apporter à l'appui de notre thèse était les brevets mêmes de Jouissa/ice de la propriété de Bagatelle délivrés nar le roi.

Ces brevets les voici. Nous allons les rappeler succinctement^ car on les trouvera ou dans le corps de notre ouvrage, ou aux appendices.

Le premier, en date du '2^ Juillet /7/6*, est le brevet qui accorde au sieur Louis-Paul Bellanger, conseiller du roi et avocat général à la cour des Aides de Paris, et à sa femme, Marie-Magdelaine Charpentier, la jouissance d'un logement quils occupent près d'une des portes du bois de J^oulogne situé entre le château de Madrid et la porte de Longchanip... ' etc.

Le second du ii août 17^0, est un brevet où il est dit que le roi « étant informé que les sieur et dame Bellanger... » auraient fait cession et transport « aux sieur Maréchal d'Lstrées et la dame son épouse » de leur logement y compris les améliorations qu'ils y avaient faites, confirmait ce transport, M. d'Armenonville, capitaine des chasses du bois de Boulogne et gouverneur de Madrid l'ayant agréé-.

Le troisième, en date du () Juin il 46, est le brevet par lequel le roi reconnaît Vagrénient que AL de Beringhen, gouverneur du château de Madrid^ a donné à M. Levesque

1. \'(»ii' rappendicc n" ii, ol le plan ci-toiilrc. ->. Id., ibid.

XIV l'iîKKAri';

de (ir/ivcHc, (lu l(j(/c/N('n/ de liiKjnlcIlc rn<iiiil jmr lu mort (le Mme lu Miu-cchulc (T Eslrrcs^

Kf le (/u.'flrirmr rsl le hvcvci du roi en diilc (lu ^S mnij 17 J7 pur Icf/ucl le roi nrrorde à Mme In tnnrfiiiisc de Monconseil la jouissmicr du hxjemcul de HinfiiLelle vacant })nr In cession (jui lui en fut faite h()ii (j ré par M. Lere.sffue de (iravelle, avec l'af/r('fnent du f/ourerncur de Madrid, M. de Jierinfjhen -.

En 1110^ Jiarjalelle était encore à Mme de Mo/iconseil^ et Mlle de Cliarolais était morte en 11, iS.

Le point litif/ieu.r nous parait donc élucidé^ d'autant plus (f ne l on peut se reporter aux plans ci-contre^ pjlans très nets, pris aux Archives nationales et qui furent faits en ilSS.

On voit très bien à droite la jjorte de Xcuilly par où on arrivait au château de Madrid, le parc de ce château et les communs, qui furent habités par différents jtersonnar/es, entre autres Mlle de Charolais qui nous occupe. A (jauche^ le jardin amjlais des communs, le [jarterre, la hasse-cour et la ménagerie. Au Jjout des Jardins, Bagatelle entièrement séparé de la propriété du Petit- Madrid. En réalité, par rapport au Bagatelle actuel, on peut dire que Mlle de Charolais posséda le terrain du parc du côté de Neuilly , c'est l'ancien jardin anglais, qui appartenait auparavant à Mlle de la Chausseraye.

// ne nous reste que le plus agréable des devoirs à remplir : cest à remercier les hommes éminents qui nous ont permis de mener nos recherches à bien, et par conséquent de composer cet ouvrage.

C'est d'abord, M. Gailly de Taurines, déjà très documenté sur les hôtes de Bagatelle, qui a eu l'amabilité de nous prêter quelques pièces pour parfaire notre chapitre sur Mme de Monconseil.

C'est M. Lucien Lazare, qui pjrend un vrai plaisir à

3. Ce brevet est (l(3nnr au chapitre ii. o. Ce brevet est donné un cluipiti'c m.

I MU-: l'A Cl-: XV

vous donner des dociiincnls incdils. In jour, je lui demandais un acte de naissanee ; il leva un doit// et me dit sentencieusement : « Par la loi du... 1906., vous n'avez ))as le droit d'avoir cet acte entre les mains et de le copier. Mais, — les lois ont des mais comme toutes choses^ — Je j)uis vous en donner lecture et vous pouvez écrire sous ma dictée. » (Test une loi à proroger.

Et aj)rès avoir remercié rohlif/eance de M. Funch- J) renia no, de M. le marquis de la Ferronnaj/s et de M. Ilartntann . (/ui nous ont permis d'illustrer notre ouvrage^ il me reste à dire combien iwus so/nmes reconnaissant envers MM. Circaud et Bournon. Nous tenons à dire ici combien leurs écrits et leur discussion nous ont été utiles, et si nous les avons pris pour hases dans cette préface.^ c'est parce qu'ils font autorité, et nous aurons pour excuse la vérité historique .

Se])l<;mhrc lUOS,

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