C'ost-à-cliro ilans le bàlinient des pai;es
^. Hnllelin de la Commission miinuipule hisloriqnc cl arlisti(iuc de .\cuillif-siir-SeiiH\ articU' Circuud, lUUi. p. h'.).
!(■)() iiisroilti; di ciiaikai: di: i; m; \ i i,lm;
tîiiLriîleuus aux Irais de la ]»(';j)ul>li(ju<; pour servir aux jouissances du peuple, ou former des élahlissenients utiles à l'agriculture ou îiux arts.
A Saint-(]loud, serait installée une école de sculpture, ii Bellevue une école de peinture, à Monceau une école d'a'il'riculture, au Haincy une école déleva^^e, les éducations publiques s'installeraient à Versailles, et Bagatelle serait abandonné aux divertissements populaires.
Cette résolution ne fut pas appliquée, sauf en ce qui concerne Bagatelle, qui, en l'an Y, fut loué à des entrepreneurs de réjouissances publiques.
Tant pour empêcher les détériorations et les dégâts que pouvaient commettre les visiteurs, que pour en faire quelque argent, tout ce qui était à Bagatelle fut transporté au garde-meuble ou vendu, sauf les six tableaux d'Hubert Robert, déjà abîmés par l'humidité, les dix tableaux de Gallet, les panneaux et les dessus de porte.
Le délicat Hubert Robert n'échappa à la guillotine que parce qu'on guillotina un autre Robert à sa place;. Accident, déclara-t-il, dont il ne se consolerait jamais. Quant à Bélanger, suspect^ il fut enfermé au Temple. Ayant réussi à sauver sa tête, il put, en 1795, en qualité de commissaire de la commune, faire le portrait de Louis XVII dans sa prison. Lorsque Louis XVIII rentra en France, l^elanger rappela au comte d'Artois qu'il lui devait 28U.000 francs, et se fit payera
« Le 23 juillet 1793, la municipalité était invitée à nommer des commissaires pour assister au récolement et estimation des effets mobiliers qui se trouvaient dans la maison de Bagatelle ; elle désignait Jean-Claude Sabat, officier municipal, et Jean-Louis Delaizement pour assister à cette opération qui devait avoir lieu le vendredi 26 juillet 1793 -. »
1. C'est lui ({ui axait bâti la plupart des hôtels j^alaiits tic la Chaussée d'Antiu, notamment celui de Mlle Dcrvieux, rue Chantereinc. Il ne fut pas mieux payé ; mais, an lien de plaider, il épousa Mlle Dcrvieux ; quand elle mourut, était Mme Bélanger. Gela ne rempècha pas de devenir l'amant de sa rivale, Sophie Arnould. Voir Sophie Arnould, d'après sa correspondance et ses mémoires inédits, par MM. de Concourt, 1859, in-8, p. 51 et suiv.
2. Biillelin de la Commission municipale historique et artistique de Neuillysur-Seine, 1904, p. 69.
nACiATELLÉ SOLS LA KÉVOLÙTiON 161
C'est au cours de cette opération que fut remarquée l'horloge de Bag-atelle par les ofRciers municipaux de Neuilly, et que ceux-ci observèrent combien elle serait utile pour Neuilly.
A la date du 7 brumaire an 11 (28 octobre ITUii), nous trouvons la première délibération à ce sujet :
Sur robservatioii d'un membre, le conseil j(énéral de la commune nomme les citoyens \'allé et Ducormmeau pour se transporter sur-le-champ au Comité de T Union des créanciers de Gharles-Philij)pe (comte d'Artois) émigré, qui se tient chez le citoyen Javon, rue des Mauvais-Garçons, en <jrève à l'ellét de les prier d'accorder Thorlo^^e de Baj;atelle qui est un très modique objet pour la masse des créanciers et un grand bien pour la commune de Neuilly en leur observant que, depuis la Révolution, les citoyens fie la commune de Neuilly ont sacrifié une inlinité de temps pour la conservation de la j)ropriélé de Baj^atelle et qu'ils n'ont jamais réclamé aucune indemnité. Les prier de l'accorder au prix de l'estimation ou à tout autre prix raisonnable que le comité voudra l'aire.
Un autre arrêté du 18 brumaire an II (8 uovendore 1793) fait supposer ([ue l'horloge de Bagatelle fut adjugée à la commune de Neuilly :
Sur la proposition d'un membre, le conseil j;énéral de la commune nomme les citoyens Thierry, oiricier municipal, et Mousse, commissaire, pour se concerter avec le citoyen Lcpaute, à Paris, pour faire transporter Ihorlo'Ji'e acquise par cette commune à la vente de Bajj^atelle, lesquels sont autorisés à faire toutes les dépenses nécessaires pour le transport de la dite horloj;e et sa mise en place ; lesquelles dépenses leur seront payées sur leur mémoire qu'ils présenteront en bonne forme. Ils se concerteront aussi avec le corps municipal sur la manière de la placer le plus commodément possible pour l'utilité du public.
A l'annonce que les commissaires de Neuilly allaient enlever l'horloge pour la transporter dans la connnune, l'union des créanciers du comte d'Artois adressa au maire de Neuilly une lettre qui fut lue dans l'assemblée du 29 germinal an II (18 avril 1794).
11)2 iiisicHiu, 1)1 (:iiAii;.\i di: i;\(,ai i.lij:
Le maire l'ail lecliirc d'il ne Ir;ll rc en dale du 28 de ce mois, datée de Paiis, à liiiéenle par le ciloven Javon. conseil des créanciers de (^liarles-PJiiiippe (]apel, émigré ; j)orLanl que les créanciers unis à ^lharles-I*hilip[)e (lapet, émij^ré. n'ont pas été pluslntinslruils de Fadjudir-alioii laite à la commune de Neuilly de riiorlo^e étant dans la maison de lîa^atelle, que, tant pour leur intérêt que pour celui de la Iiépublique. ils se sont hâtés d'adresser au district de Franciade des réclamations contre cette adjudication et qu'ils ont lieu d'espérer qu'elles seront l'avorablement écoutées et que l'adjudication faite à la commune de Xeuilly sera déclarée injlle.
Qu'ils viennent d'écrire au district pour l'inviter à j)rononcer avant de faire remonter et établij- cette horloj^e dans un nouvel emplacement et qu'il ont engagé à prévenir la commune de n'opérer aucun chanj^ement avant qu'il n'ait porté de décision, et prient d'en faire part au conseil «général de la commune, aiin qu'il veuille bien ne rien entreprendre de nouveau au sujet de l'horloge.
Le corps municipal délibérant, l'agent national entendu, considérant que 1 horloge en question n'a pas été achetée à la vente de Bagatelle par la commune de Xeuilly, ni même à son nom, qu'elle a été adjugée à un marchand ou créancier de l'union : que celui-ci a revendu à un autre particulier et que ce dernier a revendu à la commune de Neuilly, ce qui est même prouvé par le procès-verbal de vente.
Considérantque si les créanciers de Charles-Philippe Gapet ont des réclamations à faire au sujet de l'horloge, ils doivent s'adresser au marchand à qui elle a été adjugée et non à la commune de Neuilly et que, tout considéré, il ne sera fait aucune réponse à la lettre, sinon au directoire du district ; eu conséquence arrête que l'analyse du présent sera portée dans la correspondance du district, en le prévenant que l'horloge est en place à la commune de Neuilly depuis quatre jours.
Cette horloge était loin d'être sans valeur: elle sortait d'ailleurs de chez le célèbre horlog-er Lepaute^ auquel la commune s'était adressée pour la trajisporter de Bagatelle à Neuilly, et pour la mettre en place.
Une autre délibération du 6 prairial an II (25 mai 171)4) nous apprend de quelle façon l'horlog-e fut payée :
Le citoyen Collière a déposé sur le bureau la somme de 1.302 livres, 15 sols, provenant de la vente de 5 épées.
I5.\(;A I KLLI-: SOLS i,A HKVOLITIO.N 1 03
4 plaques de ceiiiLupon cl du t;alou des lialjits proveuaul des ciuq ser«;ents suisses ([ui ont été arrêtés le 10 août 179^ ; lesquels épécs. plaques et j^alon oui été veudus à Paris le :24 juillet 1793, eu préseuce des citoyens Houtard. Michel et (^oUière.
De laquelle somme le citoyen Collière a déclaré avoir payé la somme de 621 livres montant de lacquisition de Thorloi^e, et a déposé celle de G77 livres, 15 sols.
Le conseil g^énéral tient quitte et décharge ledit Collici^e de la totalité de ladite somme.
Le citoyen Sabat a déposé sur le bureau la somme de 30 livres, provenant de la vente des mauvais habits des mômes suisses, de laquelle somme le conseil général le déchar«;e de cet objet, dont acte, et déclare ([u'il lui est dû la somme de li livres pour nourriture desdils serj^ents suisses pendant l'espace de temps qu'ils ont été détenus dans la maison d arrêt ; laquelle somme il en fait don ^'olontaire poui' les frais de la pose de l'horloge.
Le conseil général revoit l'offre du citoyen Sabat et arrête (pi'il en sera l'ait mention au pi'ocès-verbal.
Le conseil générai arrête que la somme de G77 livres, 15 sols et celle de liO liNres seront données sur-le-champ au citoyen Thierry, acompte sur ce qui lui est dû sur la pose de l'horloge comme en ayant été précédemment chargé. Ledit Thierry ici présent reconnaît avoir reçu cette somme comme acompte.
Enfin, le conseil arrêta le (i brumaire an III ('21 octobre 17î)4) que le restant des frais de l;i pose de rborlog"e sera l)avé aux citoyens Thierry et Giraudeau :
Au citoyen Thierry ''2()3 livres. 3 sols.
Au citoyen Giraudeau 137 livres.
Total iOO livres, 3 sols.
Va\ résumé. Tachât de Ihorlog-e coûta 025 livres et sa mise en place 1.107 livres, 18 sols!
Au sujet de la vente des biens de Bag^atelle, il est intéressant d interro^^er les sommiers de Neuilly qui sont aujourd'hui aux Archives de la Seine, et dont voici un relevé des payements et des dépenses publié pour la première fois :
nid iiisioii'.i; 1)1' (;iiAri;.\r di: i;.\(. \'ir.i;ij.
PAVKMKNI lAirS SI H [.i:s MIKNS KT HKVKNL'S
Le 17 l)rinii;iir(' ;iii V de l;i liépiihlifjun. reçu (\u ciloveii Delnias coininissjiire à l;i vente du mobilier de la maison de Ha<4aLelle provenant de Charles-Philippe ci-devant prince français émigré, la somme de cent quaranle-huit nnlle, trois cent six livres, sept sols, pour le mordant de la vente dudit mobilier suivant le procès-verbal en date des 10-30 octobre 1793 (vieux style), enregistré au bureau des re<,n'stres des exploits les 14-iî)-:2(l et 31 dudit mois d'octobre.
Ledit payement l'ait savoir qu'un certificat du directoire du district de Saint-Denis portant autorisation au proiit de Jean- Baptiste Guillot, créancier d'une somme de 14.000 livres montant de son acquisition, ledit certificat en date flu 10 octobre 1793 14.000 li vies.
Quatre certificats du directoire de Saint-Denis en date du :29^' jour du 1''^" mois portant autorisation au profit de Pierre Leblanc, créancier d'une somme de neuf cent trentesix livres, huit sols, quatre deniers pour le montant de laquelle somme, il a reçu depuis du mobilier 93H' 8"^ 4'^.
Un autre certificat du dire<'toire de Saint-Denis, en date du 9 octobre, portant autorisation au profit d'Antoine-François Callet* delà somme de trois mille trois cent trente-six livres sur laquelle somme il n'a acquis que pour dix-neuf cent une livres cinq sols en sa qualité de créancier.
Un autre certificat du directoire de Saint-Denis en date du 40 octobre 1793 au pj^ofit de Sylvain Gaubert d'une somme de vini^t-quatre mille six cent dix livres pour le montant de laquelle somme il a acquis du mobilier en sa qualité de créancier dudit Charles-Philippe
Un autre certificat du directoire du district de Saint-Denis du P''du second mois de l'an V au profit dudit Sylvain Caubert d'une somme de vingtet unmille neuf cent quatre-vingt-six livres sur laquelle il a acquis seulement pour vingt etun mille huit cent soixante-neuf livres huit sols en sa qualité de créancier.
Un autre certificat du directoire de Saint-Denis, en date du 14*^ jour du 2^ mois portant autorisation au profit de Jean- Albert, créancier d'une somme de dix-huit-cent quatre-vingtdouze livres pour le montant de laquelle il a acquis du mobilier en sa qualité de créancier.
Louis Magnan. 31.400'
Liât des droits de timbre payés par le S. Delamy et pour inventaire: 2.244' (i\ Reçu 39.452' 19^^ 8^.