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BAr.ATKLLE SOIS LA RÉVOUTION 105
DKPEXSES l'AITKS IMMlt I.K COMl'Ti: DKS KMKiUÉS
Pavé le :29 janvier 179.') à Dorinier, jardinier et jiardien du château (le Bai;atelie. 3:28', i:2^
Pavé le 11 avril 171).') à (lollière. receveur des contributions foncières de la conininne de Neuilly. 977', 18",
Pavé le 1:2 jnin 179)i à Thibaut, «^ypclien des scellés apposés aux meubles, charbon de terre et outils dépendant de la machine à Baj;atelle. la somme de 962'.
Pavé le :24 août 179.'] à Hressy fils, Thibault. Dormier, Darkevick et Leclerc, tous cinq gardiens de Bagatelle, 5. 90S'.
Payé le 6 octobre 179.'» à Hressy lils, 3()(V, etc.
Pavé à Colombel et Draine, gardiens des scellés de Haj^alelle. pour 19 jours de j^arde, 12o', S"-, et pour la nourriture d'un chien. 11', 8^
Payé au citoyen Hauclry, gardien de Bagatelle^ .'{7 l'r.riOpour ses gages des mois de lloréal et prairial suivant l'ordonnance du bureau des domaines en date du ."> prairial an V.
Pavé au percepteur de Neuilly. 1150'. 18^ poui* lan V: au même ()3', 3"".
Payé au sieur \'itet, commissaire du dép., pour la destitution d'un gardien à Bagatelle 10 livres, 25 sols.
l^]t maintenant voici rapidement quelques faits :
20 nivôse an II (15 janvier i7î)i), le maire donne connaissance de Tarrèté du département qui autorise la municipalité à fournir aux gardiens de Bagatelle le bois nécessaire pour faire du feu et empêcher l'humidité de nuire dans les appartements de cette maison.
A la suite d'un rapport présenté par Gouthon, le 7 mai 1794, à l'Assemblée. il fut décidé que Bagatelle ne serait pas vendu, mais conservé et entretenu aux frais de la République pour servir aux jouissances du peuple et former un établissement utile aux arls cl à riigriculture. Le corps municipal de Neuill\prit connaissance de ce décret dans sa séance du 9 prairial an II (28 mai 1794). Le Directoire lui recommandait de veiller avec soin à ce que rien ne fût enlevé ou dégradé, et l'engageait à se réunir poui- la surveillance à exercer au receveur de la régie nationale '.
1. liuUeh'n de l;i (Mniinission iniiniciijnlc hisluriquc cl nrlislique (le .\eiiillff-sur-Seiiie. lUOi, p. 7i* l'I I'.'k ainsi ((iic les doux dofunioiits suivants du :> nu'ssidt»r an II et du .') xcnlosc an III.
IGC) insioihi'; m <:iiAri;Ar iJi; i;a(. \ i kmj-:
Le !{ messidor an II cil juin lTi)4,, la iiiiiiiicipalilc' élaiL inlorniéc par la (Commission d'a^riciilLure cl des arts quil était accordé au citoyen Dormier le lo^^enienl de l'ancien jaidinicrde la maison nationale de ])a^^'ltelle.
Le 5 ventôse an III (2)i lévrier 1705), Claude-Hubert Brandy, gardien de la pompe à feu du ci-devant ri Artois, émigré, venait déclarer (jne la ;;rille de fer qui jormail la l'er-meture de l'aqueduc et servait de liarde-lou avait été emportée par la débâcle des «places.
Un certain Lieuthraud, garçon perruquier, (|ui acquit d'énormes richesses par des moyens encore ignorés, et qui se lit appelé marquis de Beauregard acheta le château de J^agateUe après avoir acheté Lllôtel de Salm et les superbes attelages de douzc^ chevaux du prince de Groï.
Son passage très couil n'y a laissé aucune trace.
Enfin, k court d'argent, le directoire décida de mettre le château de Bagatelle en adjudication, et fit placarder sur les murs de Paris une afïiche dont voici quelques extraits :
Du 7 prairial, de Tan \'' de la R. F. une et indivisible. Nous, membres composant le bureau du Domaine national du département de la Seine, par et au nom de la République française, en vertu de la loi du 28 vent(")se de Lan 1\', en présence, et du consentement du commissaire du Directoire exécutif, avons par ces présentes vendu et délaissé, dès maintenant et pour toujours, au citoyen Etienne Benoit,... à ce présent et acceptant pour lui, ses héritiers et ayant cause, le domaine national dont la désij>-nation et la description suivent... le château de Bag"atelle avec jardins, dépendances, bosquets et pompe à feu, avec le chemin qui conduit aux bâtiments de ladite pompe, le tout situé dans le bois de Boulo^i^ne. commune de Neuillv, canton de Clichv, et tenant du levant à l'allée de Madrid, du midi à celle de Lonf;champ, du couchant à celle de Neuilly, longeant les murs du bois, du nord au chemin Conty. La superficie totale, y compris l'emplacement de la pompe à feu et du chemin qui y mène, est de •I4.10i toises ou 39 arpents soixante-deux perches, à la mesure locale de 20 pieds pour perche et cent perches pour arpent.