Arch. de la Seine. S. F
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sonnantes et Tautrc portion en billets à ordre payables à dillerentes époques et par le citoyen Coste et endossés par le C^ Daniel Sancède et Glouteau pour le montant (lcsc|uels lesdits sociétaires entendent dès à présent former opposition sur la portion d'acquisition du C^ Daniel (jusqu'à parlait payement desdits billets), lesdits copropriétaires déclarant en outre qu'il a été question entr'cnx d'un projet de société pour établir un restaurant à Bagatelle, quil devait être fait une mise de fonds j)ar chacun d'eux pour parer aux frais de l'établissement, que cette mise de fonds n'ayant point été faite par le C^ Daniel ils ne peuvent et ne doivent le regarder comme associé, vu que leur société les exposait à des pertes ou des bénéfices réels; conséquemment lesdits copropriétaires, tout en reconnaissant le titre de j)ropriété dudit citoyen Daniel pour les deux neuvièmes de l'immeuble de l^agatelle ne le reconnaissent point comme associé dans l'établissement et s'opposent autant cpic de besoin à linvcnlairc et apposition des scellés des meubles et autres ell'ets existant dans Bagatelle et ont signé sous toutes réserves de droits un mot rayé nul.
Salcède, CosTi:, Glol'teau aîné.
Enfin, (iprès bien des démarches, la Société Saucède fut dissoute entre xVndré Lhéritier dit Daniel, Jean- Baptiste -Louis Glouteau, Joseph Coste, Jean -Louis Saucède, Pierre Saucède et Juste-Charles-(]orneil Savouré. André Lhéritier consentait k la vente par licitation du mobilier et de l'immeuble, mais séparément et par deux adjudications, et cela parce que la dissolution de la Société avait été demandée et que le parc et le pavillon de Bagatelle devaient être fermés.
La conciliation ne se fit pas. Nous savons que ce fut Born qui devint propriétaire du domaine du comte d'Artois. Chacun se retira de la Société après avoir payé sa part, et ce furent les frères Saucède qui payèrent les derniers, après bien des démarches, des lettres et des contraintes : l'administration des Domaines les poursuivait avec opiniâtreté.
En même temps que le château de Bag-atelle rentrait dans les services des Domaines, l'Empereur en ordonnait
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sa réunion au bois (U; l>oulo;^n(;. On estima alors le rapport à environ 11.000 francs ^
Il y avait peu de monde qui y log-eait. C'était le sieur Laurent Payen et sa femme, concierges, (jui touchaient 1.200 fr. paV an.
Jean-Marie Demaz, g-ardien de la pompe à feu et ouvrier jardinier, logeait à la pompe à feu et touchait 3 sous par jour.
Laurent Payen était autrefois agent général, à May ence, de Tentreprise générale des transports. Mais il fit banqueroute en l'an XI et obtint la place de concierge à l^agatelle ; l'entreprise lui devait 18.000 francs.
Le jardinier était un nommé Jean-Baptiste Bourgleux né en 1787, qui avait gardé près de lui sa mère, ses frères et ses sœurs en bas âge, et avait succédé à son père mort en 1805. Logé à Bagatelle, il était autorisé k vendre de la bière et du vin aux cochers qui y amenaient des promeneurs. Ses appointements étaient de 900 fr. par an.
Quant aux ouvriers qui faisaient les petites réparations, c'étaient Boutoux, menuisier, rue de Bussy, maison Lolivet, que l'on qualifie dans une lettre de « très habile ouvrier » ; Leblond, couvreur à Boulogne ; Aubert, vitrier à Boulogne.
Le 16 février 1807, Born fut autorisé à faire un bail jusqu'au 1"" novembre 1807. Les affaires allaient coucicouci. Le droit d'entrée, fixé alors à 0 fr. 7o, produisit pendant les dix-huit jours du mois de juin : 353 fr. 65 c. et pendant le mois de juillet 486 francs. La pompe fonctionna le 15 juin, et cela nous apprend que chaque fois qu'on la met en mouvement, cela coûte 150 francs, que le sieur Born paye.
Avant le 7 juin 1805 le sieur Born payait 750 francs de loyer par trimestre. Mais voici que, le 1*^^ novembre 1807, on propose un nouveau bail pour un an au même titre que les anciens propriétaires dont le bail cessa le 31 octobre 1806; on exécute en même temps une dé-
1. L'impôt foncier était à l'époque de 1.851 francs. Naturellement Baj^atelle ne paya plus cet impôt à partir du 7 juin 1806 (lettre spéciale du 7 nov. 1807), conformément aux lois des 19 et 21 ventôse, an X.
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cision du 26 décembre 180(), portant (( qu'il sera distrait plusieurs parties du bâtiment, du consentement du sieur Born, par sa déclaration du 18 décembre 1800 », moyennant quoi il payera 2.400 francs de loyer et non plus 3.000 comme il était stipulé au précédent bail.
On y relève pour la première fois le nom de Born ainsi écrit : François-Ignace Born, traiteur, et Marie-Anne Melilinec, son épouse.
Par ce nouveau bail, Born est locataire du château, de toute la partie appelée les communs, du terrain et de l'espalier qui rejoint les deux bâtiments. Et l'on réserve les lieux qui servent au logement du jardinier ; le pavillon d'entrée pour le concierge^ percepteur du droit d'entrée; la chaumière, isolée dans les jardins; le petit bâtiment de la serre chaude, isolé dans la partie gauche du parc ; les deux petits bâtiments de droite et de gauche placés à l'entrée de la première cour ; un petit logement dans l'intérieur du château et les deux grandes remises.
Mais une lettre de M. André de Breuil', inspecteur des Domaines, adressée à M. Gentil-, directeur des Domaines à Paris, le 23 décembre 1807, nous donne de nouveaux renseignements : « Un M. Ilebert, propriétaire de forges, et logé en ce moment au château de Bagatelle, est venu me trouver et m'a déclaré qu'il était dans l'intention de louer le château, le restaurant et le droit d'entrée à Bagatelle ; qu'il savait que le sieur Born avait fait une soumission à cet effet, et qu'il rehaussait cette soumission d'une somme de 500 francs ; il m'a en même temps annoncé qu il avait sous-loué le château du sieur Born à qui il payait 500 francs. »
Ce M. Hébert était à Bagatelle depuis le mois de juillet. Born avait loué également une partie des communs aune dame Lourdet, qui prenait pension chez lui *.
Ces faits firent écrire à M. André de Breuil :
J'ai dit (rapport du 30 juin 180G) que le domaine ne pouvait avoir aucune deslination jusqu'à ce quil fût occupé coii-