BACATELLE ACHETÉ PAR EA VILEE DE PARIS
quier, par Ricard ; Mme Toulmouclie, par Delaunay.
Le portrait de Mme de Noailles, par La Gandara, est essentiellement littéraire. (Certes, la jeune poétesse apparaît comme une sybille dans un miroir argenté et pâle. Mais on ne peut que rendre hommage à l'artiste d'avoir bien rendu l'artiliciel du modèle.
Et Mlles Dubufe, par G. Dubufe, que c'est simple et
joli!
Puis voici la sanguine, tête de femme, par Puvis de Ghavannes ; le pinceau de Gour])et, nous donnant la Femme au gant, dont les détails datent l'œuvre ; les RegnauU, les Uiesner, les Besnard, les Bastien-Lepage.
Gomme on admire l'eau-forte de Waltner, lady Ormonde et les deux Rodin.
Mais il semble que l'exposition a été faite pour les Winterlialter. Trois portraits : S. M. l'impératrice Eugénie, la duchesse de Morny, la marquise de Las Marismas ; l'Impératrice les domine toutes deux par sa grâce et par son charme. Un fouillis de dentelles, Heurs et rubans, un teint idéal, une main digne d'IIolbein. En résumé, trois œuvres, trois merveilles.
r]n 1908, la nouvelle exposition rétrospective de portraits complétant la série que la Société nationale des Beaux- Arts inaugura en lî)07, s'ouvrit le io mai pour être fermée le li juillet. On y trouva cette fois, réunies, les célébrités de 1830 à 190(K
(( Les hommes et les femmes dont les noms auront retenti sous Louis-Philippe, la deuxième République, le second Empire et la troisième République, formèrent une galerie qui eut auprès du public un succès plus grand que l'Exposition de 1907.
« On y vit, avec Ingres, le plus grand représentant de Part français à son époque, Baudry, Gabanel, (]arpeaux, (bouture, Ghampmartin, Ghaplin, Gourbet, Ghas sei'iau, Gogniet, Dehodencq, Paul Delaroche. Elandrin, Manet, Meissonier, Millet, David d'Angers, Puvis de Ghavannes, Ricard, Riesner, Dantan jeune, Regnault, etc. ; enfin tous les maîtres de la peinture ou de la sculpture de cette intéressante période. »
L'exposition de tleurs, la roseraie, autant d'agréments
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donnés conslainincnl, à lî.iiL^.ilcllc, en font, un séjoiu- des plus .'l'^réablc's.
En somme, cotte exposition est une idtu; heureuse et séduisante, due à M. Holl, le distingué présidant de la Société nationale des Beaux-Arts.
Bagatelle ! Elevé par la main d'un prince léger et libertin^ avec le goût imprécis de l'époque, le château de Bagatelle était destiné à abriter comme son grand cousin le Louvre, les œuvres d'art de nos artistes après avoir contenu les nombreux chefs-d'ceuvre qu'y avait réunis lord llertford.
Aujourd'hui le public insouciant des dimanches s'y promène sous le regard paternel des gardiens, et pense à part lui que le seul monument qui reste du roi Charles X est la Folie du comte d'Artois.
Brevet qui nccorde au sieur Paul Belhuujer et à sa femme Louise-M/irie-Miigiletame (^.harpentier^ lu jouissanee leur vie durnut d'un loc/emenl qu'ils occupaient^ près une porte du hois de Bouloc/neK
Aujourd'luiy i!2^ juillet 1710. Le Roy estant à Paris, voulant gratilieret traiter l'avorablementle sieur Louis-Paul Bellanger, conseiller de Sa Majesté en ses conseils et son advocat g"énéral en sa cour des aydes de Paris, et Louise-Marie-Mag^delaine Charpentier, son épouse, et estant informé qu'ils désiroient s'assurer leur vie durant la jouissance d'un logement qu'ils occupent actuellement près une des portes du hois de Boulogne située entre le château de Madrid et la porte de Longchamp, lequel logement on a pris aux dépens des jardins dont la jouissance appartient au capitaine dudit chasteau, aux olï'res qu'il en a faites de payer la somme de quatre mille livres entre les mains du trésorier des bastimens de Sa Majesté pour être employés à la construction d'un logement nécessaire pour la faisanderie, laquelle tombe en ruine et doit eslre rétablie dans un lieu plus convcuaI)le à cet usage. Sa Majesté est de l'avis de M. le duc d'Orléans, son oncle, liégent, et du consentement du sieur d'Armenonville, capitaine dudit chasteau, a accordé et fait don audit sieur Paul Pellanger et à ladite dame Louise-Marie-Magdelaine Charpentier, son épouse, de la jouissance leur vie durant et au survivant des deux, du logement qu'ils occupent actuellement près une des portes du bois