Compte renfla par André Dumont^ p
la circulaire suivante^ qui fiit distribuëe à profu-
sion :
André Dumontj députe du département de la Somme, à tous les citoyens des départements de la Somme et de [Oise :
« Frères et amis,
« Après dix mois d'une mission aussi laborieuse que celle que j'ai remplie près de tous^ le repos m'était un aliment nécessaii*e ; une mesure générale vient de me faire obtenir (ce que je sollicitais depuis plusieurs mob) la cessation de ma mission. Rappelé au sein de la Convention^ je suis à mon poste.
c L'aristocratie et le fanatisme distillaient auda* cieusement leur venin au milieu de vous, lorsque je fus chaîné de m'y rendre; je portai sur-le-champ un coup de massue à ces deux monstres; nécessairement je devais m'attendre à leurs hurlements et à voir élever sur ma tête l'orage de leur fureur et les préparatifs de la vengeance. Peu occupé de mes ennemis particuliers, vous m'avez vu livrer un combat continuel à ceux de la République.
« On ne négligea aucun des moyens propres à vous diviser, mais tous les efforts de l'intrigue sont vains
« Oui, citoyen, tu emportes notre estime; les préceptes que tu nous as donnés, ceux que contient ton adresse, seront toujours la règle de notre conduite et nous ne cesserons de travailler au maintien de l'ordre que tu as établi dans ce district. »
{Suivent les signatures *.)
Le district de Crépy ne voulut pas, non plus, rester en arrière. Le 9 prairial, il transmit à André Dumont l'expression de ses sentiments en ces termes :
« I>es citoyens de cette commune n'ont pas lu sans un sincère r^et ton adresse, annonçant ton rappel. Tu n*es venu qu'un instant chez nous; tu y as fait geimer les principes des plus sublimes vertus. Qu'il eût été consolant pour cette section du peuple français , qui tous les jours fait ton éloge et cite tes maximes, et pour nous de t'y revoir pour t'embrasser en signe de reconnaissance ! Tu y aurais recueilli le fruit de tes peines, tu en aurais été ravi I »
[Suis^ent les signatures *).
Quelques mois après la rentrée d'André Dumont dans le sein de la Convention, un autre député, nommé Richard, montait à la tribune et s'exprimait ainsi :
a La ville de Beauvais qui a toujours donné