ojTêM mig Pièces justi/Uatipes
PENDAinr LÀ RÉVOLUTION. 119
C'est à peu près à la même époque qu'airivèrent à Chantilly Martin et Maisoncelle^ agents du Comité de sûreté générale et porteurs d'un ordre de ce Comité^ en date du 1 *' plu> iôse (20 janvier) qui leur donnait pouvoir de se saisu des agitateurs qu'ils reconnattraient dans la maison d'arrêt de Chantilly. Ils se firent annoncer comme n'ayant d'autre mission que d'examiner les motifs d an^estation de chaque détenu^ afin de mettre en liberté ceux qui ne seraient pas notoirement connus pour leur incwisme^.
Us se présentèrent au château avec une escorte composée en grande partie de l'état-major de l'armée révolutionnaire, s'installèrent dans Tappartement du prince de Condé, s'y firent apporter les registres d*écrou^ et procédant à l'appel nominal des prisonniers, ils leur firent subir une série d'interrogatoires qui ne durèrent pas moins de cinq jours, et n'eurent d'autres résultats que de confirmer l'identité de chacun d'eux.
Quelques jours après, Martin et Maisoncelle montèrent dans toutes les chambres et se livrèrent aux investigations les plus minutieuses pour s'assurer que les détenus ne possédaient ni armes, ni couteaux, ni ciseaux.
En agissant ainsi ils semblaient redouter mie ré-