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vassal, suivant la coutume du bailliage de Blois, tête nue, sans ceinture, sans épée ni éperons ». Le visiteur, en posture si parfaitement humble, était Jacques Pillorget, procureur fiscal du comté de Rostaing et de la seigneurie d’Onzain, représentant puissante dame Anne-Marie Durre d’Aiguebonne , veuve de François de llostaing, écuyer, comte de Rostaing, Rury et Onzain, premier chambellan du duc d’Orléans. Le nouveau venu heurta (rois fois la grande porte et demanda « si le seigneur était en son château, ou autre ayant plein pouvoir pour recevoir ses vassaux ». Ainsi qu’il était porté dans sa procuration , il venait au nom de « la dame comtesse de Rury et d’Onzain , à cause de son indisposition et maladie, pour faire audit seigneur les foy, hommage et serment de fidélité qu’elle doit pour les fiefs et seigneuries de Meuves, des Epinets et des Bergerettes ou Bergeresses, annexés au comté d’Onzain ».
Celui qui reçut l’envoyé était une personne de même qualité, Jacques Crochet, procureur fiscal de la seigneurie de Chaumont. R répondit que le seigneur était absent. Au surplus, ajouta-t-il, « il n’y a que trois cas où le vassal peut rendre la foi par procureur : s’il est vieux, valétudinaire ou absent pour chose publique; pourquoi ladite comtesse de Rury ne peut être dispensée de la rendre en personne, la maladie invoquée dans la procuration n’étant attestée par aucun médecin ni chirurgien. »
La comtesse d’Onzain laissa s’écouler quelque temps pour guérir sa maladie, sinon la blessure d’amour-propre, et, par une avenante journée d’hiver, — c’était le 24 décembre, — - elle « se transporta en personne au château de Chaumont » et offrit de réitérer l’hommage présenté par son procureur; elle entendait faire la foi pour cinq arpents de pré et le petit censif de Bergeresses, ainsi que le devoir est attesté par l’échange d’Onzain, conclu, le Itt mai 1641, entre le feu marquis de Rostaing et la marquise de Vibraye pour elle et son mari, aussi bien que par les précédents aveux, notamment l’aveu rendu le 4 août 1650 « à Paul Sardiui, seigneur de Chaumont, dernier décédé ». Ajoutons de suite qu’en 1674, devant Leriehe, notaire à Mesland , Claude Demoray, procureur de la comtesse d’Onzain, rendit hommage à François de Roffignae, chevalier, seigneur de Chaumont.
Les hôtes du château aimaient à s’associer à la vie paroissiale, et de temps à autre nous relevons leurs noms dans les registres « baptistaires ». Le 8 décembre 1672, fut parrain « Mif Jacques de Rofignac Lomer », et marraine « Marie-Thérèze de Malartic et de Malezac ». Le 25 juillet 1674, Marie-Thérèse de Malartic et de Malezac fut marraine avec Louis de Renard, chevalier, seigneur de Rilly. Le
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12 octobre 1679, clamoiselle Marie- Rose de Roffignac remplit celle fonction avec noble homme Honorai de Renart, écuyer, sieur de Marive (?) , et, le 7 novembre, ce fut avec le curé de la paroisse. Le 4 octobre 1680, Louis de Roffignac, « chevalier, seigneur de Tursac, Chaumont et autres lieux, » tint un enfant sur les fonts avec Marie- Rose de Roffignac.
Les seigneurs de Chaumont étaient fidèles à accomplir leurs devoirs féodaux. « Le 9 décembre 1679, damoiselle Marie Roze de Roffignac, fille de messire Gabriel de Roffignac, capitaine aux gardes, fait la foy pour la moitié de Chaumont. — Le 14 novembre 1680, Isabeau de Roffignac, héritière de François de Roffignac, fait la foy pour l’autre moitié. — Le 29 juillet 1682, messire Jacques de ATassal de la Tourelle, gas(con), a fait la foy pour la moitié. — Le 12 aoust 1683, Louis de Roffignac a fait la foy pour la moitié » de la terre de Chaumont, et il est spécifié qu’il doit l’aveu; et nous voyons ensuite, le 12 août 1685, « surseance de trois mois pour l’aveu ».
En 1691, la terre de Chaumont appartenait, « pour une moitié, » à Louis de Roffignac, chevalier, seigneur de Tursac, de Marsac , Reignac, Le Bastit, et pour « l’autre moitié », à Jacques de Vassal de la Tourelle, chevalier, seigneur de Montviel et I^a Barrière. A ce litre, l'un et l’autre, le 23 juin, recevaient l’aveu de Françoise Dacquier, veuve de Louis Scot, comme mère et « gardienne » de sa fille, Marie Scot, dame de Meuve et des deux tiers en la moitié des fiefs de la dite seigneurie de Meuve , ainsi que du chevalier Claude de Taillers, seigneur de Carrie, pour la moitié de ces fiefs; du chevalier Léon Delaloue, seigneur du Portail, pour les deux tiers au tiers de la moitié de ceux-ci, et de François Delaloue, chevalier, seigneur de Beauvilliers , pour le tiers au tiers de la dite moitié. La dame de Meuve et le sieur Carrie demeuraient paroisses d’Onzain et de Monteaux, alternativement, et les sieurs Delaloue, paroisse de Monteaux. Ces domaines, déclarent-ils, ils les tiennent de Chaumont, « à foy et hommage et un mois de garde du château, touttes fois que le cas y écliet1. »
1 L’aven, on ne peut plus explicite, renferme un grand nombre d’articles, et il nous suffira de signaler le logis seigneurial de Meuve, « consistant en chambres basses et hautes, greniers, selliers, grange, étables, toits à bestes, coulombier, pressoir, cours, jardins, vignes, bois de futaie avec droits de garenne, et un autre corps de logis composé de deux chambres, basse et haute, cour, pasty et étables ». La propriété consiste en terres, prés, jardins, p<â Lires, vignes, ouches, moulin « avec droit de banalité sur tous les manans et habitans de Meuve et de la Cour, qui sont obligés d'aller moudre aud. moulin, sous peine de confiscation de farine et même du pain qui aurait esté moullu autre part, » ainsi que dans les droits de simple voirie, de moitié « du défais et pescherie de la Cisse aud. Meuve ».
Parmi les joignants on remarque les prés de l’Hôtel-Dieu et les Frères Presclieurs ou