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d'une contenance de 13,000 mètres, plantée de grands arbres, comprenant une habitation dite le château... » Le château! Le visiteur de ces lieux et le lecteur de ces pages peuvent juger à quel point une pareille hâblerie est contredite par la vraisemblance et par l'histoire ; style d'affiche.
Les propriétaires modernes sont, en réalité, mieux instruits et plus sincères. Un voisin de la Chevrette eut, vers le milieu du siècle dernier, Tenvie de la visiter, et raconte (1) : « Nous espérions admirer un vaste château, de beaux salons, des pièces d*eau; un immense parc, couvert d'arbres, de bosquets et de fleurs. Au lieu de cela, nous n'avons trouvé, après avoir franchi l'une des grilles de l'ancienne propriété, qu'une petite enceinte de six à sept arpents, un jardin, quelques beaux arbres, une maison moderne confortable, et un ancien bâtiment de service coquettement disposé, servant d'habitation à la famille de M. Thierry, propriétaire actuel de ce lieu, qui porte encore orgueilleusement le nom de la Che* vrette. Mme Thierry et Mme de M[illy], sa fille, me firent la plus gracieuse réception... J'ai par* couru le jardin avec elles, visité deux jolies mai-
(1) Léon Fallue, la Marquise tTÉpinay et ses relations dans la vallée de Montmorency, Paris, 1866, in-iS, p. 193. Le titre, qui contient la lourde erreur d'attribuer un marquisat à Mme d'Épinay, promet plus que ne tient Touvrage, une fort médiocre compilation. C'est à ce livre que nous avons emprunté, plu» haut, quelques mots de description du château de la< Briche*
sons, et, quand je leur ai demandé où étaient le parc et Tancien château, elles m'ont fait voir, en dehors de l'enclos, des champs de vignes,, en me disant : m C'était là. »
C'était là! Le geste est vague, la perspective imprécise. Je voudrais distinguer le domaine du paysage, en faire apercevoir le contour au voyageur même qui passe en chemin de fer, car de descendre pour revoir les lieux en détail, je n'oseserais le conseiller, ni promettre le prix de la peine.
Le pays est intéressant pour notre histoire au sortir des ouvrages de la Briche. Le château, situé au pied des glacis, avons-nous dit, n'existe plus depuis 1870; mais la pièce d'eau reste, où Mme d'Épinay repêchait ses meubles, tous les trois ans ; une société industrielle l'a transformée en réservoir destiné à la fabrication de la glace. Qu'on ne cherche pas l'étang Coquenard dans la fourche de la route du Havre et du chemin de Méru : M. de Sommariva, le successeur de Louis d'Épinay, l'a desséché en 1810. Tout de suite on arrive à Épinay. Il y a un quart de lieue de cette station à la halte de la Barrè-Ormesson ; à moitié de la distance, du côté droit, s'embranche la ligne de Luzarches, et elle va, en s'arrondissant, couper à huit ou neuf cents mètres un chemin perpeiidiculaire à la voie principale. Cette courbe a été tracée en plein parc de la Chevrette, et ce che*
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min est Tallée élargie qui le bordait autrefois. Le cadastre lui en a heureusement conservé le nom : « le chemin de la Galatée » , presque à la limite des terroirs de Deuil et de Montmag^ny. D'Hémery, après diner, aimait à montrer à ses convives a sa figure de Galatée » . Elle était à Textrémité d'un grrand canal, dont la cuvette , mal comblée, s'accuse par une dépression du sol, et reçoit encore l'eau d'une source ; on reconnaît remplacement d^un pont, auprès duquel deux pierres d'amortissement sculptées restent gpsantes .
Mais à peine a-t-on distingué ces vestiges, un tlot de grands arbres se présente obliquement, où l'on entrevoit une maison d'aspect moderne et banal. Maison « dite château » : simple pavillon, rappelons-le avec l'expertise de l'an IV, flanquant à gauche le château rasé en 1787; pavillon où Montauron avait installé le concierge et placé « le mouvement de l'horloge, cadran et timbre, audessus du faite » . La lanterne esta la même place, et la cloche, datée de 1537, qui sans doute fprmait le timbre. Le bâtiment a été remanié et augmenté par derrière ; mais sa façade conserve les dimensions relevées par les agents révolutionnaires (57 pieds sur 25). Il faut s'empresser de saisir de t)iais ce point de vue, car, en approchant de la hàlte, des maisons cachent presque la.. Chevrette,! L'habitatioû se dissimule, derrières ;un long bl^timent—r) diminué, cependant, depuis Jla^.IY ^>
coiffé d'un comble à laMansard : reste des écuries et des remises ^u temps des fameux spectacles. Avec la grille d'entrée, décrite au commencement de ces pages, c'est tout ce qui demeure du passé. Voyez cet angle sud-ouest de la plaine, qui bute au hameau de la Barre; la nouvelle Chevrette s'est resserrée là, dans un coin de l'ancienne, sur l'emplacement du château et de ses plus proches dépendances. Et, où d'Hémery avait la gloriole de montrer des fruits « avant leur saison » , et qu'il faisait vanter dans la Gazelle même, vous apercevrez les serres d'une forcerie de raisins.
On me comprendra, cette fois, quand je redirai : « C'était là. » Et encore : « De loin, c'est quelque chose; de près, à peine plus qu'un souvenir. »
Post-scripium. — Le 2 janvier 1904, en l'église Saint-Pierre de Chaillot, la dernière paroisse de campagne de Mme d'Épinay — où elle faillit être inhumée — on célébrait le mariage du comte Alfred von Oberndorff , second secrétaire de l'ambassade d'Allemagne à Londres, avec Mlle de Stuers, fille du ministre plénipotentiaire des Pays-Bas à Paris. Le marié était un des arrièreneveux de Mme d'Épinay : cousin de l'éditeur des Erinnerungen, qui lui-même était fils du comte Charles - Alexandre - Ignace - Marie - Fortuna t von Oberndorff et d'une Mensdorf-Pouilly , et petit-
fils de Clotilde von Bechtolsheim. Postérité spirituelle de Grimm, si loin des voies des d'Épinay de Fribourg , des de Bueil de Picardie, des Gausans du Comtat, des Neuchaise de Vendée « des Beisunce de Navarre !
INDEX ALPHABÉTIQUE
Affry (comte d'), 46, 162.
Agoult (d'), 65.
Aiguillon (duchesse d'), 23.
Aix-la-Chapelle, 227.
Alaihtille (d*), 94, 95.
Albon (comte d'), 125.
Albvbert (d*), 180.
Aleuçon (Loyson d'), 122.
Alerçon (Mme d*), voir Gon-
net.
Alléon (Marie-Marthe), femme
de Dupré de Saint-Maar, 34.
Amboille (la petite d*), 19, 20.
Anne d*Autiuchb, reine de
France, 13, 21, 22, 24, 25.
Armenorvillb (d*), 96, Abnail Forrier, 179.
Arty (Mme d'), 66.
Bachaumont,97, 113, 115, 127,
Bacqobkgodbt (Dupleix de) ,63,
Baille (Nicolas), 43, 62, 65,
Bard (Claude de), 241.
BàRBASST (de), 62, 65.
Bautru, 19, 20, 21.
Beaufobt (duc de), 26.
Beacvau (les de), 35, 36.
Bechtolsheim (baron von), 249-251.
Bechtolsheim (G. -H. -A.), voir de Bueil.
Bechtolsheim (Glotilde ton), femme de von Oberndorff, 251, 266.
Bechtolsheim (Alexandre von), 250.
Bellegaroe (Lalive de), 32, 35 43, 52, 53, 60-62, 64- 69, 88, 97, 109, 189.
Bellegarde (Mme L. de), voir Prouveur de Preux.
Bellegarde (M.-E.-G.-L. de), femme de P. de Lucé, 42, 77, 108-111, 205.
Bellegarde (S.-E.-F.-L. de), comtesse d'Houdetot, 42, 67, 75-79, 82, 83, 90, 120, 137, 138, 187, 200, 251.
Bblsunce (les de), 100, 101.
Belsunce (Dominique, chevalier, puis vicomte de), 100, 101, 115, 116, 201,
INDEX ALPHABÉTIQUE
Belsukce (vicomtesse de), voir Lalive d'Épinay.
BELSUiicl(Deni8-Joseph-Henrî, le major de), 112» 184, 202,
Bei.surce (Jean- Antoine, chevalier, puis vicomte de), 184, 187, 202, 225, 226,
Belscrce (Marie -Renée -Thérèse -Emilie dk), comtesse de Bueil, 46, 50, 116, 177, 185-188, 106-201, 203, 208-215, 226-230, 232, 247,
Belsuivcb (Mme J.-M. de), voir - de Bueil.
Bklsunce (M.-V.-D. de), femme de de Neuchaise,
Bëlsunce ( Charles- Philippe- Henri-Louis de), 235, 252, 256, 257.
Belsumce (la famille de Gh.- Ph.-H.-L. de), 258.
BÉKARD (N.-P.), 242.
Berinchbr, 19, 20.
Betumasn, 95, 98.
Bbys, 25.
Elainville (Dubuisson de).
Blanchard (Jacques), 14.
Blot (comtesse de), 124.
BloccARD (Louis de), 162, 169.
BoccARo (Marie-Anne-Élisabeth), femme de Louis d'Ëpi- . nay, 162, 169, 170.
BOISDAUFIN (de), 21.
BoissiER (Guillaume), 31, 32,
BoissiER (Baltliasar),32.
Bosc, 243.
BOTTEMOTTE, 145, 146.
BouDEL (André), 4.
Bourgogne (le duc de), 69,
BOUBNONVILLE (duC DE), 25,
Brancas (duc de), 25.
Braque (François dk), 16.
Brécet (J.-Ph., baron de),
Bréget (Mme de), voir Herbert.
Brethe (Claude), 16.
Briennb (Loménie de), dit le jeune, 26, 27.
Briennb (comtesse de) 124.
Brongniart (A. -Th.), 165.
Brun^wich, 232, 235, 236.
BucaELA.Y (Savalette de), 107.
Bueil (A.-L.-A., Duroux, comte de), 199-203, 207, 209, 230-232, 246, 247,
Bueil (Ch.-E.), comtesse de Malherbe, 251.
Bueil (J.-M, chanoinesse de), femme du chev. de Bëlsunce, 234-236.
Bueil (Catherine-Hélène- Alexandrine de), baronne von Bechtolsheim, 204, 209, 248-251, 252.
Bueil (Catherine-Henri- Louis- Frédéric de), 204, 250, 251, 257.
Bueil (Adèle-Charlotte-Rosalie de), comtesse de Gausans, 250, 251, 252, 257.
Bueil (la famille de C.-H.-L.- F. de), 258.
INDEX ALPHABÉTIQUE
Cabibrl (Anne-Rose), veuve
de Galas, 170, 185.
Camus (le président), 213, 214,
Camus (la famille de), 260, 261.
Caruel (J.-M.), 196.
Carmontblle, 35, 47, 71 , 82-
Cassisti (les), 125.
Catherine II, impératrice de
Russie, 161, 177, 178, 197-
Causars (L.-Ph., comte, puis
marquis de), 252, 257.
Gaze, 63. Ceuamy (les), 9.
Ceramt (Vincent), 9, 10, 16,
Cenamt (Paul, prieur), 9.
Chabenat, 19.
Chaillot, 184, 185.
Challemel-Lacour, 49, 52.
Chambon, 60.
Chamron (Louise-E.), femme
de L. de Jully, 59, 73.
Chantilly, 4.
Chastellux (chevalier, puis
marquis de), 127, 128-130,
Ghateauneuf (Balthasar-Phély-
peaux, marquis de), 28, 29.
Chauvry, 16.
Ghilleau (marquis du), 126.
Ghilleau (marquise du), voir
Montullé.
Ghoart (les), 35.
Ghoin (Mlle de), femme de Savalette de Magnanville, 107, GocBiN, 172.
Collé, 34, 121, 127.
■Condé (le prince Henri II de),
Cordé (le prince Louis II ï>e),
Cordé {\e prince L.-H.*J. de),
Constant (Benjamin), 249 Corneille, 10.
Cossé-Brissac (L.-H.-T., duc
de), 126.