D’Argenson, t. VII, p
LE RÈGNE DE LA POMPADOUR
tournent en effets sinistres, dans les cœurs destitués de fermeté et de sens, L’on est doux à ses entours et dur aux sujets \ »
En attendant l’exécution de ce projet grandiose, que la désastreuse guerre de Sept ans fit, d’ailleurs, abandonner définitivement, le Roi ne cessa pas d’améliorer et d’agrandir la Muette, où il continuait à se rendre fréquemment et à recevoir.
(c Six jours après mon arrivée (janvier 1753), lit-on dans les Mémoires de Groy, je fis un voyage agréable à la Muette, pour aller faire ma cour. Le Roi fixa, ce jourlà, le terrain du nouveau pont et de la place devant
le pont tournant Le Roi ne parlait qu’à ceux qui
l’amusaient ou qui, par leur hardiesse, l’y forçaient... la famille royale venait à tous les voyages, depuis que la Marquise les y avait mis et, le soir, comme elle sortit de table pour une migraine, je les vis tous, l’un après l’autre, venir lui demander avec empressement de ses nouvelles et ils paraissaient en être fort contents. Aussi les faisait-elle bien traiter par le Roi et se conduisait-elle de manière que toute la famille royale, sans en excepter la Reine, en paraissait fort contente. Il était très agréable de faire sa cour dans ces sortes de parties, où l’on était dans une aisance infinie, mais jouant beaucoup. Le 15 février, j’allai encore faire ma cour, à la Muette et aussi le 7 janvier 1754^. »
« Le Roi, dit d’Argenson, va à Choisy, de là à la Muette, pendant le carnaval, d’où Sa IMajesté doit aller au bal de l’Opéra, trois ou quatre fois pendant les jours gras. Le