Croy, Mémoires, I, p
LE RÈGNE ÜE LA POMPADOUR
remèdes, pour me préparer à prendre le lait d’ânesse, et fort faible de ma maladie. Je me suis rendy jeudy après dîner, à la Muette. Le Roy n’y est arrivé qu’à huit heures du soir. Hier vendredy, après la Messe, il a été, avant son dîner, visiter tous les bâtiments qui sont presque parfaits toutte la maçonnerie et couverture finies, et les escaliers posés. »
2 juillet 1755. « J’ai l’honneur de vous rendre compte que je me suis rendu à la Muette, à l’arrivée du Roy; quoique le tems fut assé vilain. Sa Majesté se promena dans les jardins et trouva les plans fort beaux, il eut la bomté à cause du froid de m’ordonner de rentrer et visita ensuitte les bâtiments. Les officiers de la Bouche, ont pris, ce voyage cy, possession des nouvelles cuisines, où ils se sont trouvés fort bien, à la fumée près, a laquelle je tacheray de porter remède. »
« Le 5 août 1755, est-il dit dans les Mémoires de Cray y le Roi étant venu faire une course de quatre jours pour tirer, pendant lesquels il ne fit que pleuvoir et où il demeura à la IMuette, j’y allai souper; il n’y avait pas beaucoup de monde h »
On lit, dans les Mémoires de LuyneSy à la date du 7 août 1755 : « Mme d’Estrades voulait aller de la Muette à Paris; elle demanda à Mme de Pompadour : à quelle heure faut-il revenir souper? — A l’heure ordinaire, comtesse. — Elle partit; au bas de la montagne des Bons-Hommes, elle trouva un courrier, qui lui remit une lettre de Saint-Florentin qui lui marquait, de la part du Roi, qu’elle eut à remettre sa charge cl qu’elle ne revint plus à la Cour. »